‹ Patrie, opéra en cinq actes, six tableaux, poèmeChapitre 72 sur 74 · ACTE CINQUIÈME. %t · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME. %t

DOLOKiSy éertiée loui le geste terrible do Karloo^ atee égaremeni*

Hélas !

Il avait tout appris !... une force fatale M'a poussée... Il allait te frapper... Comprends-tu?,.. Ah! j'ai tout oublié, devoir, honneur, vertu I

Oui, ma tendresse profonde

M'égarait et sans retour!...

J'allais, n'ayant plus au monde

D'autre foi que ton amour!...

Pitié !... Pardon!... J'étais folle... je te le jure!

KARLOO.

Ah ! cet amour cruel Qui m'a fait faussaire et parjure!

Cet amour infernal, assassin et mortel, Je le maudis et je l'abhorre.

(Il porte la main à son poignard.) D 0 L 0 K Ë S, avec un cri d'épouTanU.

Tu vas me tuerl...

KARLOO, résolu et sombr*.

Pas encore !

(Les chants religieux se rapprochent. A ces chants se mêle celui da l'Hymne à la Patrie que chantent les condamnés).

Écoutez! — C'est le chant des martyrs ! Écoutez ! Sont-elles toutes là, vos victimes? Comptez!

LES CONDAMNÉS, au dehors, très hautament.

Nous succombons, 6 Patrie!

Mais ton droit demeure fort; Que ta liberté meurtrie Renaisse de notre mort I

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Fais surgir de notre cendre Tout un peuple de héros.

Venge-nous, sans plus attendre, Des traîtres et des bourreaux.

C'est la voix de la Patrie!

J'ai déjà trop hésité, Que la tâche soit remplie Et le crime racheté.

(Gomme inspiré ; arec e«x.)

Fais surgir de notre cendre Tout un peuple de héros !

Frappe-les, sans plus attendre, Nos traîtres et nos bourreaux!

(U saisit violemment Dolorèt.)

Frappe-les, sans plus attendre !

D 0 L 0 R È s, épouvantée.

Âhl... mon Dieul... Le pardon!...

KARLOO.

Je suis le châtiment !

(11 la frappe. — Elle tombe).

(Gourant à la fenêtre toute rou^e des lueurs du bâcher.)

Place entre vous, martyrs; j'ai tenu mon serment!

(Il saute par la fenêtre dans la place.)

Fllf

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