IV. — Saint AmlDroise, arctievêque de Milan (mort en
Nous l'avons déjà mentionné comme hymnographe (p. 481). Les douze hymnes citées comme authentiques dans l'édition bénédictine de ses œuvres, sont : Sterne rerum conditor; Somno refeclis artiibus ; Splendor paternse gluriœ ; Consors paterni luminis ; Jam sol recedit igneus; jEterna Christi munera Christo profusum sanguinem; Jam surgit hora tertia ; Bis ternas horas explicans; Deus creator omnium; Veni Redemptor gentiiim ; A solis ortus cardine ; lUuminans altissimus.
Elles révèlent une plus grande culture poétique, en même temps que leur adoption dans la liturgie atteste un progrès dans la poésie chréLieune. Le chant grégorien, imité de l'ancienne musique des Grecs, leur a donné une mélodie en rapport avec le mètre. C'est, du reste, pour ce but qu'elles ont été composées, contrairement à ce qu'on croyait autrefois, ainsi que le prouve le quatrième concile de Tolède (633), dont nous avons cité les paroles. Plusieurs hymnes composées du temps de saint Ambroise, dans le même esprit et sur le même mètre, ont reçu le nom d'ambrosiennes. Sur l'hymne dite de saint Ambroise, le Te Deum, voyez p. 481,