In passione Christi
Ut pio régi pariter canentes Cum suis sanctis mereamus aulam Ingredi cœli simul et beatam Ducere vitam.
Rex Christe factor omnium.
Redemptor et credentium, Placare votis supplicum Te laudibus colentium.
Cujus benigna gratia Grucis per aima vulnera Virtute solvit ardua Primi parentis vincula.
Qui es Creator siderum, Tegmen subisti carneum.
Dignatus hanc vilissimam Pati doloris formulam.
Ligatus es, ut solveres Mundi ruentis complices, Per probra tergens crimina, Quœ mundus auxit plurima.
Cruci Redemptor figeris, Terram sed omnem concutis Tradis potentem spiritum Negrescit atque sseculum
Mox in paternse glorise Victor resplendens culmine Cum Spiritus munimine Défende nos, Rex optime I
Remarque. — On place aussi dans cette époque, ou beaucoup plus tard dans le dixième siècle, l'hymne de la Dédicace : Urbs beata Hicrusalem, ou, d'après le Bréviaire romain : Cœlestis urbs Jérusalem (dans
Daniel, sous les deux formes, Thesaur. hymnoîog., t. I, p. 239-240). On s'en est beaucoup occupé de nos jours; elles ont suscité une multitude de vues et d'interpi'étations diflférentes. Voy. Lœmmer, Cœlestis urbs Jérusalem, avec un appendice; Mone, Hymnes lat. (en allem.), p. ,320; Daniel, Die Kirckweihhymncn, Halle, 1867, et son Thesaur. hymnoîog., t. IV, p. 19.3.
Orig'ine de la poésie chez les Francs et les Germains.
iNous devons les premiers essais poétiques à Bède le Vénérable, à saint Bonifaee, au diacre Paul, à Théodule, évêque d'Orléans, à Alcuin et à Charlemagne, ou à l'auteur qui écrivit en son nom.