Hymrius in die Pentecostes
Veni Creator Spiritus, Mentes tuorum visita, Impie superna gratia, Quse tu creasti pectora.
Qui Paraclitus diceris Deique donum altissimi, Fons vivus, ignis, caritas Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere, Dextrse Dei tu digilus.
Tu rite promisse Palris Sermone ditans gultura.
Accende lumen sensibus, Infunde amorem cordibus Infirma noslri corporis.
Virtute firmans perpeti
Hostem repellas longius Pacemque dones proliaus, Ductore sic te prsevio Vitemus omne noxium.
Per te sciamus, da, Palrem Noscamus atque Filium, Et utriusque Spiritum Credamus omni tempore.
Tandis que Dauiel attribuait encore sans hésiter à Charlemagne cette hymne aussi remarquable pour le fond que pour la forme', le savant Mone, si versé dans la connaissance des manuscrits, a établi, d'après des manuscrits encore existants, qu'elle est d'une époque antérieure ; il croit qu'il faut l'attribuer à Grégoire le Grand \
§ t)8. Conclusion.
Quand on jette une vue d'ensemble sur l'ancienne littérature chrétienne, née du génie grec et romain retrempé dans le cliristianisme, on reconnaît aussitôt que la seconde période, la période chrétienne des lettres grecques et romaines, est non-seulement égale, mais supérieure à la période païenne sous bien des rapports. Si, au point de vue de la forme, la prééminence appartient aux classiques grecs, nous avons aussi plus d'un écrivain remarquable par la correction du style et l'élégance de la diction: chez les Grecs, l'auteur de la lettre à Diognète, Méthode, saint Basile, Synésius, Isidore de Péluse, etc.; chez les Latins, Minuce Félix, Lactance, Sulpice Sévère, saint Jérôme, Paulin, Cassien, etc. Ce qui est indubitable, c'est que la littérature chrétienne l'emporte incomparablement par la fécondité des doctrines, des idées et des faits; elle participe au caractère même du christianisme, source des vérités révélées.
La littérature patristique a encore cet avantage, attesté par l'expérience universelle, d'avoir exercé sur le moyen âge et sur les temps modernes, pour le fond comme pour la forme, une très-grande et très-salutaire influence, et aujourd'hui nous voyons les protestants eux-mêmes manifester le plus vif intérêt pour les ouvrages des Pères de l'Eglise, en publiant des éditions souvent excellentes de leurs ouvrages.
Enfin, il est avéré que, dans les quarante années qui viennent de s'écouler, la théologie a d'autant plus gagné en solidité, en richesses et en crédit, qu'on a mis plus d'empressement à reprendre, en s'aidant des travaux préparatoires
' Thesaur. hymnolog., t. I, p. 214. — ' Voy. Hymnes latines du moyen âge, t. I, p. 242 (en allemand).
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des bénédictins, l'étude des saints Pères, si négligée au commencement de ce siècle. Nous ajouterons qu'à toutes les époques de l'histoire, c'est par l'étude des œuvres des saints docteurs que les plus éminents théologiens ont posé, avec les fondements de leur érudition, les bases de leur future célébrité.
FIÎJ.
TABLE CHRONOLOGIQUE