Paul Adam. Portrait-front. de Jacques Blanche; biographie illustrée de portraits, caricactures, autographes, suivie de divers fragments de critique et d'un essai de bibliographie, têtes de pages, lettres ornées & culs de lampe d'Orazi
histoire de la famille Adam fut profondément influencée par les événements politiques qui agitèrent la France durant le premier tiers du XIX^ siècle. Aussi^ lorsque M. Paul Adam entreprit de raconter, daîis une série de romans, Le Temps et la Vie, toute l'épopée de la Société française depuis la Révolution, n'eid-il qu'à suivre ses aïeux à travers les champs de bataille de l'Europe.
« Une pendule en forme de lyre, raconte-t-il, achetée à l'époque du Directoire, avait sonné les heures des départs pour les grands combats, les heures d'amour et de deuil. Au son de ses tinte-
ments frêles, j'ai moi-même écrit, sous la dictée de ma mère, les plans de La Force, de L'Enfant d'Austerlitz, de La Ruse, livres successifs de V histoire d'une famille française entreiSooeti 83 0. Pendant cinq années de labeurs j'ai pieusement vénéré l'époque oii se constitua la mentalité nationale du XIX" siècle par l'effort des ancêtres qui surent donner à notre pays une gloire unique, par l'Encyclopédie et la RévoliUio7i, triomphes de son intelligence, par l'empire, triomphe de sa for ce au service de l'esprit juste... »
Les Moidins-Sainte-Catherine, dans l'Artois, furent le berceau de la famille Adam. Celle-ci s'imit par de nombreuses alliances aux Raxi-Flassans, venus de Rascie (Serbie actuelle) et établis dans le midi de la France après la prise de Co7istantinople. Le dernier des comtes de Raxi-Flassans fut le collaborateur de Talleyrand ; il fit partie, en i8i^, de la Commission des traités de Vienne, et écrivit /'Histoire de la Diplomatie française. // était grand-oncle de Paul Adam.
L'arrière-grand-père de l'auteur de La Force, officier de dragons et aide de camp de Moreau, fut itnpliqué dans la conspiration de iSoy ; malgré l'intervention de Jimot, il fut rayé des cadres de l'armée pour être resté fidèle au vainqueur de Hohenlinden, lorsque celui-ci s'éleva contre les menées dictatoriales du Premier Consul. Il put néanmoins s'engager peu après dans les troupes italiennes du Prince Eugène, et périt à Wagram
où il eut les deux jambes emportées par un boulet. Son gendre, le major Adam, assista à toutes les campagnes de l Empire. Il s engagea en 1802 an camp de Boulogne et prit part à la bataille d'Austerlitz dans im régiment d'infanterie légère. Il fut ensuite aide de camp d'Oudino t. L'empereur le promut officier de la Légion d'honneur durant les Cent-Jours ; Charles X lui donna en 1826 la croix de chevalier de Saint-Louis. Colonel de la garde nationale sous la monarchie de Juillet, il mourut en 1860, après avoir maintes fois raconté ses campagnes au père de M. Paul Adam. Celuici en connut le récit à son tour : ce fut dans les souvenirs de sa famille qu'il puisa l'idée première de La Force, de L'Enfant d'Austerlitz, de La Ruse et du Soleil de Juillet.
M. Paul Adam a rapporté quelques-uns de ces souvenirs que de chères voix lui ont transmis. L'un des épisodes les plus émouvants est celui de la rencontre, sur le champ de bataille de Wagram, du capitaine Adam et de l'aide de camp de Morcau, mortellement blessé. Ce dernier, les deux jambes coupées, gisait près d'un arbre ; il reconnut son ancien camarade et lui cria de loin : « Mon pauvre Adam, je suis foutu. Prends soin de ma femme et de mes enfants... » Le capitaine Adam promit ; et, vingt années plus tard, en 18^4, il épousa la fille du mort.
Le père du romancier naquit de ce mariage. Il était directeur des postes de la Maison de Napoléon III ^ — de qui ses idées républicaines devaient l'écarter plus tard, — lorsque Paul Adam vint au monde, à Paris, le 7 décembre 1862.
La première partie des Images sentimentales est une admirable notation de psychologie enfan tine, l'analyse de tout un éveil à la vie^ puis le récit des joies enthousiastes et des quotidiennes amertumes de toute une jeunesse indépendante et volontaire. C'est l'histoire d'un enfant qui découvre la vie avec des yeux d'enfant, qui se réjouit ou se blesse au contact des choses avec une sensibilité d'enfant. Ce livre, M. Paul Adam l'a fait de son propre passé. Sans rien celer de ses puériles angoisses, il s'y raconte jusqu'à son adolescence, jusqu'aux premiers coups frappés autour de lui par la « visiteuse noire ».
(( Mon rêve vouait toute ma vie à l'uniforme et aux fanfares)), dit-il. Il délaissait les promenades et les parties de plaisir pour s'enfermer, durant de longues heures, avec les ligyies mêlées de ses soldats de plomb. Pourtant, après ses études au lycée Henri IV et au collège de Saint-Quentin, il céda aux insistances de son père et renonça à la carrière militaire.
Son premier ami de lettres fut Robert CaT^e, le romancier de Fille à soldats et de Grand'Mère,
qui peu d'années plus tard devait si malheureusement trouver la mort dans un duel survenu à la suite d'une polémique littéraire. Robert Ca^e était alors celui des jeunes écrivains naturalistes sur qui l'on fondait le plus d'espoirs. Paul Adam rencontra che^ lui tme pléiade de poètes et d'artistes que la célébrité devait accueillir plus tard : Henri de Régnier, Jean Moréas, Francis Viellé- Griffin, Jean Ajalbcrt, Joris-Karl Huysmans, Camille et Lîicicn Pissarro, Raffaelli, Stgnac, ctc. Ce fut du salon d'im romancier naturaliste, disciple préféré d'Edmond de Concourt, que partit le mouvement littéraire qui allait devenir le symbolisme. . .
Dès 1884, Paul Adam donnait quelques pages d'essais à la Revue indépendante, à laquelle collaboraient alors Stéphane Mallarmé, &douard Diijardin, Thcodor de Wyzcwa. L'année suivante (188^) il publia chez l'éditeur Drancart, de Bruxelles, son premier roman, Chair molle, préfacé par Paul Alexis, et sous-titré : roman naturaliste. Bien que sévèrement moral jusque dans ses audaces, le livre ft grand bruit. Francisque Sarcey, dans trois articles successifs, réclama des poursuites et les obtint. Malgré l'éloquenle plaidoirie de M^^ Albert Danet, le jeune écrivain fut condamné à quin^ie jours de prison (dont il fut gracié) et à mille francs d'amende.
Aussitôt après, M. Paul Adam fonda, avec A/, Jean Ajalbcrt le Carcan, p:u:s çivçc MM^
Gustave Kahn et Jean Moréas, la revue Le Symboliste qui n'eut que quatre numéros et disparut pour faire place à La Vogue et à la deuxième série de la Revue indépendante. Durant Vannée 1886, il publia, coup sur coup, trois volumes : Le thé chez Miranda (en collaboration avec Jean Moréas), Soi, et La Glèbe.
Le thé chez Miranda, curieuse fantaisie, éveilla V attention des lettrés et causa une émotion plus grande encore que le retentissant procès de Chair molle. Un autre ouvrage naquit ensuite de la même collaboration : Les demoiselles Goubert.
Soi est l'étude psychologique d'une femme, Marthe, que l'orgueil de soi-même éloigne de la volupté et de l'amour. Elle méprise les êtres qui s'unissent autour d'elle ; et, lorsque l'enfant quelle a élevé, devenu adolescent, cède à l'instinct sexuel, elle reste seule, s'obstinant à ne trouver de bonheur que dans la vertu.
La Glèbe a pour sujet une étude de la vie paysanne. Comme avant lui Balzac et plus tard Zola, l'auteur analyse la passion exclusive du paysan pour la terre et la déchéance de l'homme des champs que la solitude et l'alcoolisme ramènent aux violences de la brute primitive. Ce fut vers cette époque que Paul Adam, s'éloignant de plus en plus de la formule naturaliste, entreprit une campagne obstinée en faveur du symbolisme et qu'il formula cette définition célèbre •
« l^Arl est l'œuvre d'inscrire îin dogme dans utï
symbole. »
Etre marqua une étape définitive dans la vie littéraire de Paul Adam. Cette fois, le jeune écrivain présentait une œuvre profondément originale et de la plus sûre maîtrise. « Estre » : telle est la devise inscrite au blason de la magicienne Mahaud de Horps. Le roman a pour décor une reconstitution extrêmement scrupulaise de la vie féodale au XIV^ siècle. Mahaud a été initiée au grand Art par son père le baron Adam, alchimiste. Elle séduit Jacques de Horps, qui l'enlève et l'épouse. Elle utilise sa science contre les ennemis qui assiègent son château ; puis elle se passionne aux pratiques de la magie, de la sorcellerie et de l'envoûtement. Telle description du Sabbat révèle déjà la puissance d'évocation qui caractérisera plus tard le poète de La Force. Enfin, tandis que son armée est repoussée et précipitée à la mer par une peuplade nègre, Mahaud
• est condamnée par un tribunal ecclésiastique à être harse vive sur la place de Horps ; et « ifnmense et blanche, avec l'éclat profond de ses prunelles saturnines, marche au supplice, maîtresse et triomphante, plus haute que la vie déjà quittée, plus grande que l'écorce féminine rompue, plus éclairante que le jour, »
Aussitôt après la publication de Etre, Paul Adam donna à la Revue indépendante un nouveau roman, En décor. Ainsi que plus tard les
Images sentimentales, En décor est une œuvré autobiographique, le récit d'une tendresse à laquelle survit l'idéal qui l'avait inspirée.
L'année 1 88g fut la seule qui ne vit paraître aucun livre de Paul Adam. Cela tint à ce que, durant cette année, l'écrivain, à qui ses preînièies œuvres ouvraient une si brillante carrière, se détourna des lettres pour céder im instant à la tentatioji mauvaise de la politique. Le mouvement boidangiste était alors à son apogée, Paris et la plus grande partie de la France acclajnaient le général populaire. Comme d'autres jeunes esprits, M. Paul Adam fut eîitraîné par le courajit d'enthousiasme qui semblait devoir modifier les destinées du pays. Il subit la fascination du succès. Les promesses généreuses et conciliantes du discours de Tours achevèrent de le séduire.
Il prit, en Lorraine, la direction d'un journal politique, le Courrier de l'Est ; au mois de septembre i88g, il était candidat socialiste-révisionniste dans ime circonscription rurale de Varroyidissement de Nancy. Le premier tour de scrutin sembla lui promettre la victoire : il tenait à la fois en échec le candidat ministériel et le candidat d'opposition conservatrice. Mais, contrairement à toute attente, la concentration se fit contre lui. Desservi par ceux-là même de qui il avait assuré le succès, Paul Adam fut battu au second tour. Il était sauvé pour les lettres françaises...
// leur revint Vannée suivante, en publiant TEssence de Soleil qui forme, avec Etre et en En décor, la trilogie des Volontés merveilleuses. Les quatre aventuriers qui, dans ce livre, entreprennent d'acquérir la toute puissance par la possession de l'or, comptent parmi les types les plus puissamment créés par M. Paul Adam.
Robes rouges, satire du monde judiciaire, est le premier volume d'une nouvelle série: l'Epoque. Le Vice Filial, qui suivit, est considéré par certains admirateurs de l'écrivain comme son chef-d'œuvre. En tous cas, c'est le livre qui caractérise le mieux l'une des faces de son talent. Elle est digne de son aînée Mahaud de Horps, cette dangei'euse Gisèle dont M. Paid Adam a su rendre la laideur si tentante et si jolie, et qui, ne pouvant réaliser son rêve coupable, en cherche l'oubli dans la mort décorative, au milieu (( des hautes plantes, des ibis roses et des palmes. »
Et voici encore une autre héroïne inoubliable^ la Mata des Cœurs utiles, jeune fille douée de l'intelligence la plus subtilement active et de la plus « merveilleuse volonté ». En même temps paraît le roman autobiographique déjà cité, les Images sentimentales, qui se termine par un certain nombre de paraboles philosophiques.
Dès lors, Paul Adam aborde presque simidtanément tous les sujets d'études. Ses romans sont tour à tour des épopées et des idylles, des satires et
des thèses sociales. Le Mystère des Foules (i8g4) analyse avec une rare puissance le problème politique et idéologique des sociétés contemporaines. Dans les Cœurs nouveaux (i8çô), un industriel s'efforce à l'application des théories communistes. La Force du Mal (i8g6) met en scène le dévoûment d'zm 7nédecin durant une épidémie de choléra. L^Année de Clarisse (iSgy) raconte une période de la vie libre et joyeuse de l'actrice Clarisse Gabry. La Bataille d'Uhde (i8gy), roman militaire dont la technique impeccable et la minutieuse documentation étonnèrent les lecteurs les plus avertis, fait pressentir le poète épique des chevauchées et des grands combats qui concevra bientôt La Force. Les Lettres deMalaisie (iSgg) présentent l'utopie d'une société idéale, qui se serait développée sur la côte de Bornéo, un demi-siècle après l'exode d'une colonie phalanstérienne. Enfin, un roman historique, Basile et Sophia (i8g7) trace îine éblouissante fresque de la vie byzantine.
Tel était le prodigieux effort réalisé par M. Paul Adam au moinent où il entreprit la grande œuvre qu'il projetait depuis sa vingtième année, Le Temps et la Vie.
Entre tetnps, le fécond romayicier donnait à la plupart des journaux et revues littéraires un grand nombre d'essais, de contes, d'études philo-
sophiques, littéraires ou sociales. Ces œuvres parurent à la Revue Indépendante, à la Grande Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg, à la Vie Franco-Russe (publication fondée par M. Paul Adam) aux Entretiens politiques et littéraires ; puis au Figaro, au Gil Blas, à l'Eclair, au Journal, à la Revue Blanche, à la Grande Revue à la Renaissance latine, etc.
Quelques-unes seulemeîit de ces pages ont été recueillies et publiées en librairie. Trois volumes: le Conte futur, la Parade amoureuse et les Tentatives Passionnées rétmissent une centai^ie de contes, dont chacun renferme Vêlement de tout lin ro7nan philosophique, et coîidense les plus passionnants des problèmes contemporains.
Les Entretiens politiques et littéraires publièrent la plupart des essais qui devaient former ensuite la Critique des Mœurs. Les plus mémorables de ces essais sont intitulés : de la Jeune Fille ; de V Amant ; de l'Epouse ; Eloge de Ravachol ; Excitation à la Révolte ; Invectives au Mendiant, etc. Un second volume parut ensuite : le Triomphe des Médiocres (le Napoléonisme ; V Aristocratie ; le Sémitisme ; le Goût de tuer ; les Souhaits anarchistes ; le Sentiment et la Pensée, etc. ). Hélas ! une foule d'autres pages, aussi puissantes et aussi précieuses, de?neurent noyées dans le flot de la production journalière des gazettes : il est à souhaiter que les éditeurs de M. Paul Adam songent à les en tirer un jour.
D'autres travaux tentèrent encore le génie fécond et divers du puissant écrivain : une Histoire de Byzance, dont le volume d'introduction, les Princesses Byzantines, a été publié en i8gy par la librairie Firmin-Didot ; une sorte de grand poème ésothérique, intitidé Dieu, dont de nombreux fragments ont paru aux Entretiens politiques et littéraires ; une Histoire de la Papauté, pour laquelle il a réuni des documents considérables. Enfin, il convient de citer pour mémoire, parmi ses œuvres de jeunesse : Petit Glossaire symboliste, sous le pseudonyme de Jean Plowert, (1888) ; Causes célèbres de Belgique, sous celui de Jean d'Arras, (1886) ; Petit Dictionnaire des lettres et des arts, publication anonyme écrite en collaboration avec Jean Moréas, F. Fénéon, etc.
PaiU Adam s'est aussi révélé im dramaturge de tout premier ordre. Il a écrit pour le théâtre : avec M. Gabriel Mourey, l'Automne, pièce sociale interdite par la censure, et représentée en j8ç4, sur la scène de la Comédie-Parisienne, par la troupe du Théâtre-Libre ; avec M. André Picatd, le Cuivre, joué au Vaudeville en i8gô ; puis deux autres pièces qui demeurent inédites : Les Byzantines et Mieux que l'Amour, celle-ci en collaboration avec M. Ernest La Jeunesse.
M. Georges Leygues était ministre des Beaux- Arts lorsque Paid Adam fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur, le i''^ janvier ic^oo.
La carrière littéraire de Paul Adam, courte encore et déjà si merveilleusement remplie, peut jusqu'à ce jour se diviser en trois périodes distinctes. La première est celle des tentatives hardies, des entreprises pleines de passion, de ferveur et d'audace, — mais dont le succès demeure plus incertain que le talent déployé, à cause de la dispersion des efforts vers des buts différents, parfois presque opposés. Cette période s étend de la publication de Chdiir MoWq à l'échec électoral de 1 88g.
La deuxième est celle des réalisations fécondes durant laquelle le poly graphe dote les lettres contemporaines de quinze volumes qui viennent, l'un après l'autre, affirmer sa puissance intellectuelle et sa maîtrise, depuis le Vice FiVialjusqu'à Basile et Sophia. La troisième périodeest celle qu'emplit l'élaboration de l'œuvre capitale, le Temps et la Vie. Elle s'inaugure par le mariage de Paul Adam avec Mademoiselle Marthe Meyer (juin i8gj), et par une retraite de trois ans au château de Chaiges, situé au confluent de la Seine et de l'Orge, près de Juvisy. Madame Paul Adam devient pour l'écrivain le plus précieux et le plus dévoué des collaborateurs : non point quelle concoure d'une façon effective à l'exécution de l'œuvre ; 777ais elle anime de sa présence constante le cabinet de travail du romancier, et rend plus fécond le laborieux isolement par l'atmosphère de
tendresse et de joie quelle preîid à tâche d'y entre te7iir. Ses deux sœurs seront l'une Madame Lucien Muhlfeld, l'autre Madame Leonetto Cappiello.
La Force paraît (i8çç), puis /'Enfant d'Austerlitz (1Ç02). Après trois années d'éloignement, M. et M^^ Paul Adam rentrent à Paris ; car la Compagnie du chemin de fer d'Orléans a obtenu l'expropriation du château de Chaiges ; les pierres de la demeure hospitalière les arbres du vieux parc vont tomber sous le pic et sous la hache, pour faire place aux annexes de la gare voisine. Ils s'installent dans l'hôtel de Longueville, qu'ils quitteront bientôt, hélas ! pour s 'efforcer de combler un grand vide, dans une autre maison que la mort aura touchée.
Et voici, coup sur coup, la Ruse et le Soleil de Juillet (igoj), qui continuent l'épopée de la Force en racontant la vie des aïeux, et avec elle l'histoire et les mœurs de la bourgeoisie française sous la Restauration et la mo7iarchie de i8yo.
Et voici encore lejustetriomphe, et la gloire définitivement conquise. Gloire durable, car elle repose sur une œuvre très puissante et très noble, palpitante de toute l'humanité du siècle révolu, grosse de toutes les idées qui germent aujourd'hui pour les moissons du siècle nouveau.
Février 1903.
Photographie prise a Belle-hle par Mme Paul Adu {été IÇ02).