‹ Paul et Pauline comedievaudeville en deux actesChapitre 40 sur 42 · M« DE RÉNAC, PAUL, HYACINTHE · texte numérisé non relu

M« DE RÉNAC, PAUL, HYACINTHE

LEON et RICHARD, entrant par le

fond.

LÉON, à Richard , discutant et s’arrêtant au fond. Comment, monsieur, vous saviez que c'était Pauline !.. et vous ne vous êtes pas opposé à ce ridicule projet de mariage!*

richard. Mais, corbleu!..

PAUL , allant vivement à eux et leur prenant la main. Léon ! mon ami! mon beaufrère!.. Moi. moi, ton beau-frère!... {A Richard .) commandant!..

RICHARD , amenant Paul , « gauche *.

Allons !... il sait tout. . . la mèche est éventée.

PAUL. Quelle mèche?

richard. Va mettre tes jupons et que ça finisse.

PAUL. Comment ! des jupons... pour me marier ?

M“* de Reuac,Lcon et Hyacinthe causent entre eux.

RicnARD, impatienté. Mais tu sais bien que ce mariage est impossible.

11 va prendre place entre Hyacinthe et M" ,e de Rc'nac.

m me DE rcnac et HYACiNTnK. Impossible!

PAUL, vivement et prenant la main d’ Hyacinthe qu’il serre contre sa poitrine **.

Comment, impossible!.. On ne veut pas que je me marie? Eli bien! qu’ou vienne s’y opposer... J’épouse Hyacinthe malgré vous, malgré tout le monde... Ali ! ventrebleu! vous ne me connaissez pas!..

LÉON, étonné. Elle jure!

PAUL. Et si l’on me résiste, il y aura du scandale; je battrai le maire, je battrai l’adjoint, je battrai le greffier, le bedeau... un carillon d’enfer.... J’enlève Hyacinthe et nous nous marions... nous nous marions... et nous nous marions!..

M “ 8 DF. RÉNAC. Mais, enfin, pourquoi le mariage de Paul est-il impossible?

RicnARD, fort embarrassé , et sachant à peine ce quil dit. Pourquoi? pourquoi ?...

Demandez à M. Léon, c’est... c’est lui qui s’y oppose... il a ses raisons.

PAUL et HYACINTHE, se tournant vers Léon. Ses raisons!

♦ Puai, Richard, M*** de Renar, Hyacinthe, Leon.

** M®« de Rcnac, Richard, Panl, Hyacinthe, Leon.

M m * de RÉNAC. Lesquelles?

RicnARD, de même. Il ne peut pas les dire.. . mais elles sont très-bonnes.

Celte hésitation de Richard qui doit être tiès-auiruce, très-chaleureuse , doit te continuer pendant tout le dénouement et en allant crescendo.

M " 8 de RÉNAC. Mais enfin...

RicnARD. Mais enfin... mais enfin...

( Frappant du pied.) Oh! quel supplice!...

quel supplice!

M m ' DE RÉNAC. Parlez!

PAUL. Oui, qu’est-ce que c’est?

richard. Eb bien! puisqu’ou ne peut rien vous cacher, puisque vous avez la rage de tout savoir, c’est que... ( Prenant la main de Paul et le repoussant.) C’est cjue Pauline ne peut pas épouser Hyacin-

TOUS, excepté Léon et Paul. Que dit-il?

PAUL, à part. Ob! je devine tout!

RICHARD. Allons, allons... voyons, cousine, soyez... soyez raisonnable... il n’y a que patience à prendre... Paul reviendra.

M"* 8 DE RÉNAC, avec ejfroi. Comment, il reviendra?

RICHARD. Que diable ! quand l’empereur commande, il faut obéir... si l’empereur vous demandait de partir, vous seriez bien obligée...

M me DE RÉNAC, de même. Mais que parlez- vous de Paul? le voilà !

richard , avec force. Eb ! non , ne le voilà pas.

PAUL, à part . Pauvre commandant! il ne s’en tirera jamais !

M m# de RÉNAC. Mais où est-il donc?

RICHARD, très-impatiente. Eli bien! il est parti !

3i m8 de rénac. Parti !

richard. Il a combattu sous les yeux de Napoléon... il est à l’armée, là!.,.

Richard remonte la scène..

M me DE RÉNAC, tombant sur une. chaise, et presque défaillante. Hyacinthe va à elle*. Grand Dieu! mon Paul à l’armée!

Pendant cette dernière partie. Paul veut parler, il tire l'habit de Richard qui le repousse toujours. ,

PAUL, allant vivement à M m * de Renne, Rassurez- vous, bonne grand’inère, Paul est revenu il s’est distingué, il a été blessé. tous, filcssé !

M“* de Rénac se lève.

* Hyacinthe, M m * de Rcnac assise, Paul, Richard, Leon.

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nu.

Ai» d" Aiwed.

Pai« il l'nt dit : on ne fait plut la guerre; L’aigle e*t aux deux remonte pnnr toujours, Jetons 1'e‘pce et volons vers grand’mère, Comme on revient i ses premiers amour».

Si graml'manian, que mon (Kmart chagrine.

Me reprochait ces trois mois d'abandon,

F.lle verra la croix sur ma poitrine.

Et je suis sûr d'obtenir mon pardon.

Il ouvre sa itdingote et fait voir ta décoration de ta Légion- cT Honneur. ( C’est ici le sujet de la gravure. Il faut remarquer cependant que le dessinateur, qui a reproduit les costumes avec exactitude, n’a pas place’ les personnages comme au théâtre, et qu’il faut se conformer pour la mise en scène aux indications données par la brochure. )

TOI'S. Quoi î comment?

paul. Mais c’est moi... j’arrive... je ne vous quitte plus.

TOUS. Paul î

it m * de rénac. Mon enfant ! ah ! je n’ai pas la force de t’en vouloir.

RICHARD, au comble de la joie en prenant les mains de Paul. Mais que je te regarde...

que je te regarde !.. Et tu t’es bien battu?

PAUL. Ali! je vous en réponds.

richard. El tuas lacroix?(^ Léon.) Ah !

il peut se marier à présent, et pour tout de bon.

Paul prend la main d’Hyacinthe. Toute celte scène doit être jouée avec une extrême chaleur, en remarquant toutefois que Richard doit plutôt animer qu’aller vite.

wow

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