SCÈNE ill
Les Mêmes, MÉALA, PAUL, VIRGINIE.
SAINTE-CROIX
Elle!
MEALA, bas à Paul et à Virginie, montrant Sainte-Croix.
C’est lui!
Elle se jette aux pieds de Sainte-Croix. SAINTE-CROIX.
D’où viens-tu, par le diable ?
Qui te ramène à mes genoux ?
PAUL, s’avanrant.
De grâce, écoutez-nous !
Ne soyez pas impitoyable !
SAINTE-CROIX
Qu’est-ce?., que voulez-vous?
PAUL
Nous vous ramenons votre esclave,
Monsieur, — et, loin qu’elle vous brave,
Elle implore votre pitié !..
Votre courroux sans doute est légitime,
Mais, eùt-elle commis un crime,
Par ce qu’elle a souffert il me semble expié !
SAINTE- CROIX, avec hauteur.
Il ne me semble pas à moi !.. Je suis son maître !
Menaçant Méala.
En l’amenant ici vous deviez me connaître !..
ENSEMBLE
SAINTE-CROIX
Qui donc sur elle a des droits?
V1RCINIE, à paît.
La frayeur m’ôte la voix !
PAUL
Nul ne méconnaît vos droits.
MÉALA, à part.
llélas! je tremble à sa voix!
LE CHOEUR, sourdemeut.
La vengeance est dans sa voix !
VIRGINIE, qui s’est tenue jusque-là à l’écart s’avançant vers Sainte-Croix.
Ali! pitié!., grâce pour elle!..
SAINTE-CROIX, à part.
Quelle est cette enfant si belle?
Pardonnez-lui !
Ce qu’il faut dire, je l’ignore;