SCÈNE III
DOMINGUE, seul.
Elles partent sans moi... les voilà déjà loin!
De garder la maison on me laisse le soin...
S’asseyant d’un air de mauvaise humeur.
Envoyer monsieur Paul aux Indes!., belle idée!..
Pauvres enfants!., ne disons rien...
Qui sait?., la chère tante enlin s’est décidée Peut-être... à trépasser, en nous laissant son bien,
Et la lettre qu’on attend d’elle Nous en apporte la nouvelle!..
Le ciel s’est assombri, la pluie tombe.
Mais quelle pluie ! et quel éclair !
En orage passe dans l’air!..
Ma maîtresse a trouvé sans doute Un refuge ami sur sa route...
Remontant vers le fond avec inquiétude.
Mais les enfants ne sont pas là!.
Où les trouver? vers les bois ou la plaine?.. Vers les rochers?., vers la fontaine?..
Courons!., par ici!., non! par là!..
Il prend un largo parasol de bambous et sort en courant par une des portes latérales. — La scéno reste vide un moment. — Puis on voit accourir par le fond Paul et Virginie abrités tous deux sous une feuille de bananier.