‹ Paul et Virginie (volume 3)Chapitre 86 sur 92 · DÉTAIL DES · texte numérisé non relu

DÉTAIL DES

La Case de Marguerite.

La Plantation.

La Case de Virginie.

La Fontaine.

TABLEAUX 5e Tableau,

La Grotte.

La Vision.

La Tempête .

Le Naufrage.

Les décors des deux premiers tableaux sont peints par MM. Rubé et Chéret; ceux du 3e et du 4e tableau par M. Fromont, et les quatre derniers par M. Chéret.

La légende de Paul et Virginie est connue de tout le monde. Nous nous abstiendrons donc de la raconter une fois de plus en détail, et quelques mots suffiront pour analyser la pièce.

Au premier acte, nous sommes dans la case de Mme de Latour, où se trouve en même temps Marguerite, la mère de Paul. Les deux mères s’entretiennent de l’avenir de leurs enfants. Ils s’aiment, évidemment; mais comment les marier? Ils sont pauvres. Puis, la tante de Virginie, qui habite la France, demande qu’on lui envoie sa nièce, à qui elle veut faire une position , en la mariant richement. Que faire?

Les deux jeunes gens ignorent le malheur qui les menace. Ils arrivent ensemble, par la pluie, abrités sous une feuille de bananier, et ils chantent leur amour naissant. Leur entretien est troublé par l’arrivée de l’esclave Meala , condamnée à mort par Sainte - Croix , son maître, et poursuivie par lui.

Mais que Meala se rassure. Paul et Virginie iront ensemble demander sa grâce. «'Pardonnez-lui, supplie Virginie , en se jetant aux genoux de Sainte- Croix. » Et le maître cruel, ébloui de la beauté de celte jeune fille, qu’il ne connaît pas, cède à ses larmes et accorde la grâce demandée. Par malheur, Meala, restée seule avec son maître, et forcée par lui , de chanter pendant qu’il s’enivre, se met à l’insulter dans un chant furieux qui excite sa rage, et l’esclave est de nouveau condamnée.

A l’acte suivant, le départ de Virginie pour la France est décidé; sa tante l’exige, et on presse les préparatifs du départ. Paul, inquiet, arrive; il ne veut pas que Virginie parte. 11 l’aime. Hélas ! sa mère lui fait comprendre qu’il n’a aucun droit sur elle, que Virginie est d’origine noble, et que lui n’est pas même un enfant légitime.

Paul se aésole. 11 est tiré de sa douleur par l’en-

trée de Sainte-Croix, dont l’esclave a fui de nouveau. « C’est moi qui l’ai recueillie ! lui crie Paul, et je ne vous la rendrai pas. » Exaspération du colon, qui menace de tuer Paul. Virginie se précipite entre eux et jette aux pieds de Sainte-Croix un sac de piastres qui contient la rançon de l’esclave. Meala est désormais libre.

Les deux amants, restés seuls, se jurent un amour éternel. Virginie ne veut pas quitter Paul. Elle ne partira pas. Mais, à ce moment, arrive un ordre du roi, apporté par M. de la Bourdonnaye, le gouverneur de l’île. L’ordre est formel. Il faut obéir. Quand Paul revient pour chercher Virginie, celle-ci est en route pour la France.

Le troisième acte, bien que se passant à la fois à Paris et à l’île Bourbon, nous montre dans le même tableau Paul et Virginie qui continuent à s’aimer. Paul entrevoit, dans une vision habilement amenée, l’image de celle qu’il aime. Il apprend en même temps qu’elle a refusé d’obéir aux injonctions de sa tante, et qu’elle se dispose à revenir déshéritée, mais libre.

Et Paul, heureux, attend avec impatience l’arrivée du navire qui doit lui rendre Virginie. Le navire est signalé. 11 approche...., et fait naufrage en vue du port. Paul n’aura à embrasser qu’un cadavre.

Voilà aussi brièvement que possible l’analyse de la pièce, sur laquelle M. Victor Massé a écrit une musique- adorable. Tous les morceaux seraient à citer. Quant aux interprètes, ils sont à la hauteur de l’œuvre. Capoul est superbe d’un bout à l’autre dans le rôle de Paul ; Mlle Cécile Ritter est une Virginie accomplie ; MM. Bouliy et Melcliissédec, Mmes Engalli , Sallard et Teoni ne méritent que des éloges.

Le Théâtre-Lyrique tient cette fois un très-grand succès.

Les épreuves de luxe avant la lettre, tirées sur chine, des portraits publiés par LE SUCCÈS se trouvent au bureau du Journal, au prix de 1 franc l’exemplaire.

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out 'Paris connaît Capoul; aussi n’avons-nous pas l’intention de faire ici la biographie complète du célèbre ténor. Nous rappellerons " seulement ses principaux

tt rôles, c’est-à-dire ses principaux succès.

Capoul commença par chanter à l’Opéra-Comique les rôles secondaires : Alphonse de Zampa, Biroteau du Cdid, l'Eclair, Marie, l'Ambassadrice, la Colombe. Le succès éclatant qu’il remporta notamment dans les trois dernières pièces, le décida à aborder les premiers rôles, ce qu’il fit en 18GG avec le Joseph de Méhul.

Puis il créa ou reprit : Lalla-Roukh , le Pré aux Clercs, le Premier Jour de bonheur, les ltcves d’amour, Vert-Vert, Fra-Diavolo, etc., etc. On se souvient encore de l’engouement, (parfaitement justifié, d’ailleurs, des Parisiens et des Parisiennes, de cette époque, pour leur ténor favori.

La guerre et la Commune donnèrent quelque repos à Capoul, que nous retrouvons, seulement en 1872, au Théâtre-Italien. Là, il chanta Rigolctto, Martha , la Sonnambula. Puis, il fit une courte tournée en province, et partit pour l’Amérique en compagnie de Mlle Nillson. Cette tournée fut une véritable promenade triomphale pour les deux artistes.

Nous racontons ailleurs les incidents divers qui ont précédé la représentation de Paul et Virginie; nous racontons également l’immense succès de Ca-

poul dans le rôle de Paul. Tout ce que nous pourrions dire déplus n’ajouterait rien aux bravos enthousiastes qui accueillent chaque soir le jeune ténor.

Paul et Virginie est certainement la meilleure création de Capoul.

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n nom inconnu hier , et populaire aujourd’hui. La jeune interprète du rôle de Virginie a atteint sa dixseptième année le 22 novembre, jour de la Sainte- Cécile. Elle est sœur de Théodore Rilter, le pianiste distingué.

Née à Paris, passage de l’Opéra, Mlle Cécile Ritter, est une chanteuse française.

Sa famille ne voulait pas la laisser débuter au théâtre avant qu’elle eût vingt ans accomplis, et il a fallu de puissantes intances pour triompher de cette résolution.

Fanatique d’art et de musique, la jeune cantatrice a refusé, l’année dernière, un riche mariage dont l’acceptation l’eût obligée à renoncer au théâtre. Le père de Mlle Adelina Patti, aujourd’hui marquise de Caux, lui a prédit naguère l’avenir de sa fille, et elle tient à voir se réaliser cette prédiction .

Tous les journaux ont constaté le grand succès de Mlle Cécile Ritter dans le rôle de Virginie. Ce début plein de promesses est du meilleur augure.

j oici, d’après le Chercheur du Musée universel , la vérité sur la légende cle Bernardin de Saint-Pierre.

« Le public ignore peutêtre, dit-il, que plusieurs des principaux faits relatés dans le chef-d’œflvre de Bernardin de Saint-Pierre sont de la plus scrupuleuse exactitude.

» 11 existe une lettre écrite de l’île Maurice en 1818, par un honorable et savant magistrat de notre colonie, M. de Mallac, mort en 1840.

C’est d’après cette, pièce authentique que nous allons rappeler divers épisodes se rattachant à la perte du bâtiment le Saint-Géran.

» En 1804, un voyageur français, — mis en présence d’un des habitants des Plamplemousses, portant le même nom que celui donné par le romancier à la mère de Virginie, — lui demanda s’il n’était pas parent de cette dame.

» Le colon répondit :

» — La jeune naufragée du Saint-Géran ne portait point le nom de La Tour; elle s’appelait Mlle de Mallet. Son frère existe encore, du reste ; il est officier au régiment d’Ile-de-France. Si cela peut vous être agréable, j’inviterai à dîner prochainement M. de Mallet, et il vous racontera « tout ce qu’il y a de certain sur le naufrage de sa sœur. »

Quelque temps après, en effet, notre compatriote dînait avec le brave officier et recueillait de sa bouche le récit suivant, que nous reproduisons presque textuellement :

« Mon père, dit M. de Mallet, avait envoyé ma sœur en France pour y faire son éducation.

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» Elle revenait en 1743 ou 1744, sur le vaisseau de la compagnie le Saint-Géran , commandé par M. de Monteuil, lorsque, le 23 décembre, un coup de vent des plus violents s’éleva dans la soirée.

» On avait, après-midi, signalé un navire, mais sans pouvoir le reconnaître. A l’aube, le bruit se répandit aux Pamplemousses, où nous habitions, qu’un bâtiment avait fait naufrage à la Poudre-d’Or; notre mère voulait partir ; sur les observations de notre père, elle consentit enfin à envoyer à la découverte quelques noirs, sous la conduite d’un commandeur nommé Domingue.

» Quand ces derniers arrivèrent sur la côte où le vaisseau avait échoué, M. de la Bourdonnayc et quelques employés civils et militaires, accourus sur le rivage, confirmèrent la destruction complète du navire et la mort de Mlle Virginie de Mallet, qui était au nombre des passagers.

» On comprendra le désespoir de notre famille à cette nouvelle.

» Il est très -vrai, continua M. de Mallet, 'qu'un des officiers du Saint-Géran était devenu éperdument amoureux de ma sœur pendant la traversée ; nous l’avons appris de quelques hommes échappés au naufrage, et le fait semble en quelque sorte confirmé par les circonstances qui l’accompagnèrent.

» Lorsque cet officier vit le navire échoué et battu par la mer furieuse, il proposa à ma sœur de la sauver, à condition qu’elle consentirait à quitter ses lourds vêtements. Elle refusa, alléguant l’impossibilité de gagner la terre, et espérant que l’arrière du bâtiment, sur lequel elle était placée, résisterait à l’ouragan et à la tempête.

» Alors le jeune honune, désespéré, se jeta à la mer, atteignit le rivage, et, après avoir repris ses forces, retourna au navire avec une petite branche d’arbuste, afin de prouver à ma sœur que le trajet n’était pas impossible.

» Le jour commençait à poindre, et, — comme le dit M. de Saint-Pierre, — on voyait distinctement du rivage le couronnement du Saint-Géran battu par les vagues, qui allaient bientôt en disperser les débris.

» On voyait aussi le jeune officier essayant en vain de persuader à ma sœur de se déshabiller pour qu’il put la sauver.

» Le danger s’accroissant de minute en minute, il saisit un moment où la lame se retirait, précipita ma sœur à la mer, et, au même instant, il s’y jeta avec elle.

» On ne les revit plus... »

Ainsi la mort de Mlle de Mallet dans le naufrage du Saint-Géran n’est point imaginaire. L’officier qui voulait la sauver malgré elle s’appelait Longchamps de Montendre.

L’histoire des pérégrinations de l’opéra de M. Victor Massé a été racontée par le Gaulois , à qui nous en empruntons le curieux récit :

Paul et Virginie a été reçu pour la première fois par M. Boulet, directeur de la Gaîté, et M. Koning, alors secrétaire du théâtre, s’occupa de recruter des interprètes.

Ceci se passait en 1871, après le Roi Carotte. Le directeur actuel de la Renaissance, qui dans ce temps-là, se trouvait être le bras droit et le conseil de M. Boulet, traita d’abord avec MM. Massé, Jules Barbier et Michel Carré, et ce fut également par son entremise que Capoul signait l’engagement par lequel il consentait à créer le rôle de Paul.

Par malheur, on ne trouva pas de Virginie, Mme Patti déclinant toutes les offres et Massé, pas plus que ses collaborateurs, de voulant à cette époque de Mlle Chapuy, auprès de laquelle on devait faire plus tard des démarches infructueuses.

Le traité fut rompu, et Paul et Virginie rentra dans les cartons.

Détail assez curieux : une des clauses du pacte primitif stipulait qu’on prendrait pour conduire l’œuvre un autre chef d’orchestre que celui du théâtre. Ce chef d’orchestre était précisément M. Vizentini, à qui le compositeur a cette fois imposé, comme condition sine qua non de tenir le bâton de commandement pendant toutes les représentations de son opéra.

Offenbach prit la direction. Le maestro, tout préoccupé de ses pièces, ne songeait guère à Paul et Virginie,, lorsqu’un soir, à un dîner chez notre confrère M. Détroyat, le hasard le fit voisin de table de Victor Massé.

— Vous devriez bien me vendre Paul et Virginie , lui dit-il tout à coup; je monterais cet opéra comme il sied à votre talent.

— Avec Capoul et la Patti ?

— Si vous voulez. Je m’appelle Offenbach et ne connais point d’obstacles.

— Dans ces conditions, c’est possible. Venez me voir et nous causerons.

Massé n’entendit plus parler d’Offenbach, et, bien qu’il vit Jules Barbier presque tous les jours, jamais il ne lui souffla mot de l’aventure ; si bien que le diou de l’opérette abdiqua son sceptre directorial, et qu’une fois encore Paul et Virginie fut perdu pour la Gaîté.

Entre temps, la pièce avait été reçue à l’Opéra- Comique, par M. Du Locle, qui ne se hâtait point de la mettre en scène, effrayé qu’il était par les exigences du compositeur au point de vue de l’interprétation et surtout par la mise en scène que nécessitait le dernier tableau... et pour d’autres raisons encore.

Enfin, au mois d’août 187o, Vizenlini, depuis trois mois directeur du théâtre de la Gaîté, rencontra notre collaborateur Émile Blavet dans le passage Jouffroy.

Ils s’en furent dîner tous deux dans une maison amie où se trouvaient Mlle Heilbronn, Capoul, Gailhard et Salvayre. Après le dîner, on fie de la musique. Mlle Heilbronn* et Capoul chantèrent deux duos de Paul et Virginie , et Vizentini fut tellement émerveillé de ce qu’il avait entendu, qu’il dit en sortant à Blavet :

— Quel succès ce serait là pour un directeur, et quel dommage de ne pouvoir monter une œuvre pareille !

— 11 ne tient qu’à toi.

— Mais elle est à l’Opéra-Comique.

— M. Du Locle n’a pas l’air de vouloir la jouer, puisque Capoul est allé trois fois chez lui sans être reçu.

Sî-

— Capoul est donc libre?

— Oui.

Le lendemain, avant midi, le bouillant directeur avait vu Mlle Heilbronn, Capoul et Victor Massé, et rentrait rue Réaumur avec trois traités bien en règle.

Lorsqu’il s’agit de monter la pièce, Mlle Heilbronn, pour des raisons personnelles, préféra rester en Russie, et résilia son engagement.

Premier contre-temps.

Lors, M. Vizentini se mit à parcourir le monde en quête d’une Virginie.

11 en était à se demander s’il ne serait pas forcé d’aller la chercher à Bourbon même, lorsque, dans le même passage .louffroy où il avait rencontré Blavet, il croisa Wolff.

• — Où courez-vous comme cela, hein? fit le spirituel critique.

— A la recherche d’une Virginie.

— Si vous ne montiez la pièce que dans deux ans, j’en connaîtrais bien une, et de primo cartcllo.

— Qui cela?

— Mlle Cécile Ritter. Mais il est inutile que vous vous dérangiez : la famille ne veut pas qu’elle débute avant d’avoir atteint ses dix-huit ans.

Vizentini n’en entendit pas davantage; il courut chez Théodore Ritter. Celui-ci venait de partir pour Étretat.

Le lendemain, Ritter prenait tranquillement son bain, lorsqu’il vit une tête émerger de l’onde entre Berton et Duvernoy. C’était la tête du directeur de la Gaîté.

— Où est ta sœur, que je l’engage?

Ritter plongea pour ne point répondre; mais, le soir, Vizentini fut si pressant, si persuasif, qu’il décida le frère de la future étoile. On écrivit à Marseille et l’engagement fut signé.

La veille de la répétition générale, l’acteur René Luguet, du théâtre du Palais.-Royal, adressait à un de nos confrères l’amusante lettre suivante :

« Mon cher Lafargue,

» Puisque Paul et Virginie sont à l’ordre du jour, permettez-moi d’enrichir votre calepin d’une anecdote de circonstance :

» Au temps heureux de ma jeunesse!... j’ai joué Paul dans l’opéra de Kreutzer. Ceci se passait a l’ille (Vaucluse) dans une grange théâtrale.

» Nous étions bien sept personnes en tout, ce qui fait que le chef d’orchestre et les musiciens du quatuor chantaient les chœurs tout en croquant leurs notes.

» On avait l’habitude de prendre à la caserne une douzaine de pioupious pour figurer les nègres.^

c< Leur visage était emmailloté dans du crêpe, et pour éviter l’achat d’une douzaine de gants noirs, la consigne était d’avoir toujours les mains dans ses poches.

>. Tout se passa bien d’abord : dans le champ de canne à sucre comme sur les bords de la mer, ils étaient là comme chez eux, les poignets enfouis jusqu’aux cjudes dans leur pantalon de nankin,

quand le crêpe leur chatouillait le nez, ils se frottaient dans le dos de leur camarade.

» Mais nous n’avions pas songé à la scène où Virginie distribue des joujoux à ses bons nègres! Si bien qu’ils tendaient à leur bienfaitrices des mains parfaitement blanches (quand elles n’étaient pas rouges), et cela à la grande jubilation du public.

» Grande colère du directeur, et défense de sortir les mains de leurs poches sous n’importe quel prétexte. Aussi, arrivés à la grande scène du naufrage, on voyait toute la colonie chanter les mains dans les poches:

11 faut la sauver ou périr Il faut Il faut

La sauver ou périr.

Si M. Vizentini est embarrassé pour son dénoûment, je lui livre celui-là dont l’effet est certain.

» Tout à vous,

» René Luguet, du Palais-Royal. »

M. Victor Massé a hérité, en 1873, du fauteuil de notre regretté Auber.

Ses œuvres principales sont les suivantes :

En 1852, la Chanteuse voilée , à l’Opéra-Comique.

En 1833, les Noces de Jeannette, à l’Opéra-Comique.

En 1834, Galathcc, à l’Opéra-Comique, avec Mme Ugalde. qui s’y couvrit de gloire.

En 1833, la Fiancée du Diable, au Théâtre-Lyrique.

En 1833, Miss Fauvette, à l’Opéra-Comique.

En 1853, la Favorite et l'Esclave , à Vienne.

En 1836, les Saisons , à l’Opéra-Comique.

En 1836, la Peine Topaze, au Lyrique.

En 1859, la Mule de Pedro, à l’Opéra.

En 1859, la Fée Carabosse, au Théâtre-Lyrique.

En 1861, le Dernier Couplet, à Bade.

En 1866, Fior d’Aliza , à l’Opéra-Comique.

En 1867, le Fils du Brigadier, à l’Opéra-Comique.

Autant de succès que de pièces.

A Paris, une pièce n’est véritablement un succès que lorsque les calembours s’y mettent. [Paul et Virginie ne pouvait échapper à la tradition:

Le soir de la première représentation, le compositeur Gaston Serpette, le représentant du calembour par à peu près, passe de la salle sur la scène pour aller féliciter Victor Massé. Il le rencontre dans les coulisses et lui serre la main avec enthousiasme.

Puis tout à coup il s’arrête inquiet :

— Allons, bon, on va dire que je suis de la pièce à présent !

— Pourquoi cela?

— On m’a vu toucher des doigts d’auteur.

— Qu’est-ce que vous aimez le mieux dans la Virginie du Théâtre-Lyrique: ses yeux ou sa bouche?

— Non, Cécile.

Le Gérant : G. Lévy.

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