SCÈNE IV PAUL, DOMÏNGUE
DOMINGUE, accourant.
Maître!..
PAUL, avec joie.
C'est toi, Domingue!.. Ah! je lis dans tes yeux I Xe devine... je sais ce que tu viens m'apprendre!..
Elle revient! et Dieu va nous la rendre!.. Elle est ici peut-être!., elle accourt vers ces lieux I..
Il s'élance vers le fond* DOMINGUE.
Elle serait ici déjà... près de sa mère. Près de vous... si l'on eût osé gagner la terre. Mais un nuage noir obscurcit Thorizon... Et nous sommes dans la saison Des ouragans!.,
PAUL, comme frappé d'un pressentiment funeste.
Malheur! malheur sur nous!., achève!..
Il se penche et écoute. — Aucun bruit, aucun souffle ne se fait entendre.
Le ciel gronde!., le vent se déchaîne et soulève Les flots!., de leur écume ils blanchissent la grève!..
Silence profond.
DOMINGUE
Non! non!.. Chassez ce mauvais rêve, Tout est calme!..
PAUL, avec une exaltation croissante.
La foudre éclate! . . l'éclair luit!..
Le vaisseau qui la porte est perdu dans la nuit!
Le ciel s'obscurcit tout à coup. — Le tonnerre gronde sourdement au loia.