‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 12 sur 85 · A DO L PAIE · texte numérisé non relu

A DO L PAIE

SulTit! je suis jugé. Rejet de mon pourvoi.

Je ne dis pas cela.

’ ADOLPHE

Mais je vous le dis, moi!

De la vulgarité je porte l’estampille;

Oui, de la tête aux pieds, homme de pacotille!

Et j’ai passé trente ans sans m’cn apercevoir!

A quoi donc, animal, te servait ton miroir?

— Je pars, je vais cacher dans un pays sauvage...

PAUL

Ne te condamne pas sur un seul témoignage.

A DOLPIIE.

11 est conforme au mien : commun , commun , commun !

FORESTIER, i Paul.

S’il ne peut-être heureux à moins d’être Lauzun, Laisse-le voyager : le changement de place

ACTK l’KEMlER. 17

Va nous le transformer soudain en Lovelace.

A A(Ioi(>hf.

En route, et bonne chance, ami.

ADOLPIIC.

Vous êtes gai !

KORESTI EU.

Non : que te manque-t-il? D’avoir l’air distingué;

Les étrangers l’ont tous à Paris, c’est notoire;

Donc, nous l’avons chez eux, je me plais à le croire.

Dès qu’on a de l’accent, on a le ton exquis;

Tu parles allemand aussi mal qu’un marquis!

AOOLPIIE.

Pour le moins! Je comprends!

EORESTIER.

, Tu deviens excentrique:

Ton gros nom même exhale un parfum exotique...

ADOLPIIBf !(« cnrrnnt.

Adolphe de Beaubourg, gentilhomme français.

Et tu parcours le monde en volant des succès.

ADOLPHE

Vous m’ouvrez l’horizon, vous me versez du baume!.

Je pars, mais cette fois en quête d’un royaume!

J’ai trouvé ma carrière et n’en veux plus changer. Seigneur! je m’établis gentilhomme étranger!

Adieu, maître, et merci!

Camille!

PAUL FOKESTIER.

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