‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 30 sur 85 · P.VUL · texte numérisé non relu

P.VUL

l’ius grand que lu ne crois! Si tu savais qui c’est,

Et quel piège le sort goguenard me dressait!

Ah ! c’est en y songeant que je me félicite De l’heureuse union par où je ressuscite.

Sois d’autant plus clément pour elle, mon ami.

Qui sait si dans son cœur elle n’a pas gémi.

Jugeant cette rupture à tous deux nécessaire.

Du mal que sa raison l’obligeait .à te faire?

PAtL.

.Vllons donc! son amant n’était plus de son goût;

Elle l’a prestement planté là, voilà tout;

Et, de ce créancier redoutant la poursuite.

Elle a levé le pied et dérobé sa fuite.

J’altribûrais plutôt, moi, ce départ furtif.

Au besoin raisonné de trancher dans le vif.

— Quoi qu’il en soit, indigne ou non d’être estimée, Souviens-toi qu’elle est femme et que tu l’as aimée.

PAUL

l'ardieu ! c’est justement parce qu’il m’en souvient...

— Mais, bah! si j’ai souffert, c’est un mal pour un bien. Qu’elle ait des procédés d’homme à bonne fortune.

C’est trop lui faire honneur que d’en garder rancune. .Alon bonheur est le fruit de son leste abandon.

Et je lui dois plutôt des grâces qu’un pardon.

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