‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 33 sur 85 · C PAUL FORESTIER · texte numérisé non relu

C PAUL FORESTIER

CAMILLE

Vous oubliez tendresse.

PAUL

Quand on songe qu’il est des cœurs dans leur espèce * Aussi parfaitement corrompus et véreux Que le tien est intact, candide et généreux...

Mon Dieu, mon Dieu! faut-il que les hommes soient bêtes!

CAMILLE

Gomment ?

PAUL

De se donner en pâture aux coquettes,

Quand il se trouve encor des anges comme toi.

CAMILLE

Pour qui dis-tu cela?

PAUL, iouriaot.

Pour des amis à moi.

CAMILLE

Le sire de Beaubourg serait-il pas du nombre ?

PAl’L.

Lui? pourquoi?

CAMILLE

Je ne sais... je lui trouve Pair sombre Depuis son retour.

Tiens ! je n’ai pas remarqué.

CAMILLE

Après cela, peut-être est-ce un air distingué Qu’il a contracté.

Non... quelque chose le ronge,

Ce garçon-là... c’est vrai, maintenant que j’y songe.

‘acte deuxième.

CAMILLE

On le voit rarement , il est distrait , contraint ;

11 semble s’e.vciter pour avoir de l’entrain...

l■Al•L.

Et , chose étrange à qui connaît le personnage ,

11 ne raconte rien de son pèlerinage...

Aurait- il rencontré son malheur en chemin?

J’en aurai le cœur net : j’irai chez lui demain.

SGÈ.NE V.

Les .Mêmes, .\D0LPIIE.

Quand on parle du loup...

ADOLPHE

On en voit la comète.

Permettez à vos pieds, madame, qu’on se mette.

Que disiez-vous de moi? Reprenons le discours.

CAMILLE

Que vous devenez rare ainsi que les beaux jours.

PAUL

Et triste en môme temps comme les jours de pluie.

ADOLPHE

Je l’étais; mais voilà que le ciel se ressuie.

Je vois à l’horizon renaître le soleil...

Et viens à ce propos te demander conseil.

CAMILLE

Suis-je de trop, messieurs?... 11 faut que je m’habille. Précisément.

PAUL

Oui, va, ma petite Camille.

ADOLPII E.

Me pardonnerez- vous, madame?

CAMILLE

C’est selon ;

Oui, si vous êtes court; non, si vous êtes long Mon mari me conduit au concert.

ADOLPII E.

Que je meure

Si je vous le retiens plus d’une demi-heure 1

Camille aort par la droite.

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