‹ Paul Forestier comedie en quatre actes, en versChapitre 48 sur 85 · I.KA · texte numérisé non relu

I.KA

Mais... je suis accourue avec une valise;

Mon bagage et mes gens m’attendent à Venise,

Et je suis de passage et non pas de retour.

ACTlî TltOISlKMIî.

Mais laissons un sujet douloureux; à ton tour! Tu me dois des récits, n’ayant pas pu m’écrire. Te voilà bien heureuse !

Oh ! oui bien !

S« reprennnu

C’est-à-dire...

Quoi donc!

CAMILLE

Rien !

Tu rougis?

Je ne sais pas pourquoi...

Je suis heureuse enfin, ne parlons pas de moi.

LE A

l'arlons-en au contraire, et longuement.

CAMILLE

De grâce !

LÉ A

Qu’a donc cet entretien en soi qui t’embarrasse? N’aurais-tu pas trouvé tout ce que tu rêvais?

Le mariage a-t-il déjà ses jours mauvais?

Je ne dis pas cela.

LÉ A

l'ion , mais je le devine

Rien qu’à tes faux-fuyants de fierté féminine.

A qui confîras-tu tes chagrins si ce n’est A moi que le chagrin depuis longtemps connaît?

— Tu soulTres, n’esj,-ce pas? d’aimer plus qu’on ne t’aime. Et ton mari pour toi n’est déjà jilus le même...

f,r. r\ci. FonKSTiER.

CAMII-Li:.

Non, il n’est pas changé.

r.oniincnt renlends-tn?

CAMII.LH.

Mais...

L l-M f & demi-toiv.

Est-ce que par hasard il ne t’aima jamais?

Tu détournes les yeux? Pauvre chère Camille!

N’était-ce pas assez de moi dans la famille?

Et faut-il à mes maux joindre les tiens?

CAMII.Li:.

Paul... il m’adore!

Mais non,

L t A f se reculent.

Alors, que me disiez-vous donc?

Pourquoi cet air contraint, ces détours, ces défaite.s?

Se levant. •

Votre bonheur n’est pas un vol que vous tne faites ! Pensez-vous qu’on le voie avec un œil jaloux?

— Que vous a-t-on pu dire? ou qu’imaginez-vous?

Rien.

C A U 1 1. 1. C , olle IF ti-Tc.

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