I.KA
Mais... je suis accourue avec une valise;
Mon bagage et mes gens m’attendent à Venise,
Et je suis de passage et non pas de retour.
ACTlî TltOISlKMIî.
Mais laissons un sujet douloureux; à ton tour! Tu me dois des récits, n’ayant pas pu m’écrire. Te voilà bien heureuse !
Oh ! oui bien !
S« reprennnu
C’est-à-dire...
Quoi donc!
CAMILLE
Rien !
Tu rougis?
Je ne sais pas pourquoi...
Je suis heureuse enfin, ne parlons pas de moi.
LE A
l'arlons-en au contraire, et longuement.
CAMILLE
De grâce !
LÉ A
Qu’a donc cet entretien en soi qui t’embarrasse? N’aurais-tu pas trouvé tout ce que tu rêvais?
Le mariage a-t-il déjà ses jours mauvais?
Je ne dis pas cela.
LÉ A
l'ion , mais je le devine
Rien qu’à tes faux-fuyants de fierté féminine.
A qui confîras-tu tes chagrins si ce n’est A moi que le chagrin depuis longtemps connaît?
— Tu soulTres, n’esj,-ce pas? d’aimer plus qu’on ne t’aime. Et ton mari pour toi n’est déjà jilus le même...
f,r. r\ci. FonKSTiER.
CAMII-Li:.
Non, il n’est pas changé.
r.oniincnt renlends-tn?
CAMII.LH.
Mais...
L l-M f & demi-toiv.
Est-ce que par hasard il ne t’aima jamais?
Tu détournes les yeux? Pauvre chère Camille!
N’était-ce pas assez de moi dans la famille?
Et faut-il à mes maux joindre les tiens?
CAMII.Li:.
Paul... il m’adore!
Mais non,
L t A f se reculent.
Alors, que me disiez-vous donc?
Pourquoi cet air contraint, ces détours, ces défaite.s?
Se levant. •
Votre bonheur n’est pas un vol que vous tne faites ! Pensez-vous qu’on le voie avec un œil jaloux?
— Que vous a-t-on pu dire? ou qu’imaginez-vous?
Rien.
C A U 1 1. 1. C , olle IF ti-Tc.