SCÈNE XII
Les Mêues, PAUL.
PAUL, «ntrAQt.
Vous m’avez appelé?
Mon fils, ta femme sort.
Où va-t-elle à cette heure? Elite ne peut le dire. Mais elle te laissait ce mot que tu vas lire.
PAUL) Uunt.
« Paul, épouse Léa, c’est mon suprême voeu Et la condition de mon pardon. »
Grand Dieu!
CAMILLE
11 n’est plus ici-bas de bonheur pour moi-même ; Ma vie est un obstacle à deux êtres que j’aime; Dieu m’aurait pardonné : ce n’est pas mon malheur Que j’allais abréger en mourant, c’est le leur!
Poul tombe & fenout. le dos courbi^, la tête basse.
PA CL I-ORESTIEK.
FORESTIBR, le moolrnnt 4 Camille.
Regarde! il est à nous! il est à nous, te dis-je!
Je demandais à Dieu, dans mon âme, un prodige L’aveugle voit! ses yeux se sont ouverts au jour...
Renrentaol la tête de Paul.
Regardes-en couler le remords et l’amour.
CAUl LLE.
La pitié seulement.
FOnE.STIER.
i\on! je te dis qu’il t’aime.
Et que ces larmes-lâ sont un nouveau baptême
Par la vertu duquel sera purifié
Son cœur d’impureté passagère souillé.
Va! l’avenir est sûr, crois-m’en sur ma parole; J’en suis certain, la sainte a renversé l’idole!
Je te réponds de lui, ma fille, il est sauvé.
Et pour ne plus finir ton règne est arrivé.
Pourquoi m’aimerait-il, s’il ne m’a pas aimée?
Que l’énigme à tes yeux reste à jamais fermée.
Ne t’en alarme pas; dis-toi que ton mari Vient d'être bien malade et qu’il est bien guéri; Que le vieil homme a fait sa dernière surprise ,
Et qu’un homme nouveau renaît de cette crise !
PAUL
Le premier châtiment par ma faute encouru ,
(i’est de n’être pas digne encore d’être cru;
Mais, s’il est une épreuvé assez expiatoire Pour que Camille un jour puisse oublier et croire.
ACTK QL’ATRIÈMK.
Plus dure elle sera, plus je m’y veux offrir;
(’-ar pour me pardonner j’ai besoin de souffrir.
CAMILLE
Mais, moi, Paul, j’ai souffert assez!
Elle lui tend la main.
PAULy M jetant A ses pleda et lui baiaant lea maint.
O chère femme.
Quels trésors de clémence avais-tu donc dans l’àrae !
FORESTIER, lea reffardool tous deut.
Pour la première fois, ils sont vraiment unis...
O mes pauvres enfants, comme je vous bénis!...
d' Invent
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