‹ Paul Jones, drame et cinq actesChapitre 22 sur 40 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les Mêmes, à gauche; LA JARRY, DE NOZAY, UN NOTAIRE , à droite, tenant le contrat et le déposant sur la table; plusieurs autes Gentilshommes.

LAFFEmLLE, annonçant.

M-ne la marquise cPAuray.

LA marquise, entrant par le fond.

Je suis bien reconnaissante, messieurs, de Thonneur que vous me faites, en assistant aux fiançailles de ma fille avec M. le baron de Lectoure : aussi ai-je désiré que le marquis, tout souffrant qu'il est, assistât à cette réunion et vous remerciât, du moins par sa présence, s'il ne peut le faire

autrement. Vous connaissez sa situation, vous ne vous étonnerez donc pas si quelques mots sans suite...

LECTOURE

Oui, madame, nous savons le malheur qui l'a

frappé, et nous admirons la femme dévouée qui

depuis vingt ans supporte la moitié de ce malbour.

EMMANUEL, haisaut la main de sa mère.

Vous le voyez, madame, tout le monde esta ç;«-

noux devant vous.

LA MARQUISE , à dcmi-voix.

Où est Marguerite ?

EMMANUEL , de même.

Elle était là il n'y a qu'un instant.

LA MARQUISE

Faites-la prévenir.

LAFFEuiLLE, annonçant. » \ nlAr^ Le marquis d'Auray. )J j v t^

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