‹ Paul Verlaine et quelques-unsChapitre 13 sur 16 · Livre qui restera parce qu'il est vrai · texte numérisé non relu

Livre qui restera parce qu'il est vrai

et qu'il vous expliquera pourquoi le

Tartuffe restera éternellement un des

chefs-d'œuvre de la littérature française.

L'Union des Races.

Voici un beau livre de critique et d'histoire, Molière et les Dévots est une œuvre majeure qui fait honneur à M.

F. Baumal et au Uvre Mensuel.

Les Humbles.

M. Francis Baumal étudie l'influence exercée dans la vie de Molière par l'opposition et l'hostilité de la Soceté du Saint-Sacrement... Le livre est soigneusement documenté et confronte habilement textes, témoignages et conjectures.

Le Journal des Débats.

M. Francis Baumal mérite qu'on le loue pour l'extrême limpidité du style qui rend la lecture aisée et captivante. Il fait preuve, en outre, de cette pénétration psychologique, de cette sûreté de jugement, de cet esprit de syntnèse aussi qui sont les qualités maîtresses des esprits critiques.

Belles Lettres.

Les gens qui aiment Molière sauront gré à M. F. Baumal d'avoir tenté de « situer » la querelle du Tartuffe dans son cadre véritable.

L*Av€nir.

M. Francis Baumal a, je crois, définitivement résolu un problème qui éta^t resté fort embrouillé, même après Pétude capitale de M. Raoul Allier sur la Cabale des Dévots.

V Homme libre.

M. Francis Baumal donne une étude très documentée sur Molière et les Dévots. Elle intéressera tous les amateurs de bibliographie moliéresque, car elle établit • la genèse du Tartuffe.

Intransigeant.

Livre synthétique, très clair, très vivant, construit avec méthode, écrit avec aisance, sans cesse intéressant...

Mercure de France.

P.SAINTYVES

Les Liturgies populaires

... L'auteur s'efforce de dégager les origines rituelles et isotér-ques de nos vieilles chansons pvopulaires. La thèse est très intéressante et soutenue avec beaucoup de feu et d'élégance. Elle impose à l'esprit des rapprochements nouveaux et ingénieux...

La Pensée Bretonne.

M. Saintyves a étudié, en remontant le plus haut possible, l'usage exact de chaque ronde, recherché la date à laquelle il est de tradition qu'on l'exécute et déterminé par des rapprochements de textes, le sens interne des paroles chantées... L'étude Qsi bien conduite, l'interprétation est modérée et non entachée des théories mythologiques qui tendaient

aux années d^avant-guerre, à obscurcir le sens des faits de mythologie et de folk-lore.

Le Mercure de France.

Voilà que M. Saintyves, que tant d'œuvres d'érudition ont désigné à l'attention de tous ceux qui s'occupent de folklorisme, nous initie aux mystères des feux de la Saint-Jean, des rondes enfantines et des quêtes que dans certains pays font encore les enfants aux environs de Pâques et de la Nouvelle-Année.

Je dis bien aux « mystères », car le sens lointain — mystique et religieux — de ces pratiques saisonnières se trouve dévoilé par la science de l'auteur.

Quotidien de Vaucluse.

Les hommes ont presque partout tenté de traduire l'émotion suscitée chez eux, par le retour des saisons ou les cérémonies familiales; et il est infiniment curieux et intéressant de le constater au sujet de ces chansons si simples qui charmèrent notre enfance, et que M.

Saintyves a si heureusement réunies pour notre plaisir et pour notre instruction. Echo du XVII^.

L'auteur commente délicieusement nos vieilles chansons françaises qui firent le bonheur de tant de générations. Nous voyons qu'il y manque la chanson :

Nous n'irons plus au bols, Les lauriers sont coupés.

Messager de Sao-Paulo,

Volume de documents curieux et un essai d'interprétation très vraisemblable de quelques parties du folk-lore.

Les Humbles,

Ouvrage fort intéressant, qui nous raconte l'origine des rondes enfantines et des quêtes saisonnières, que, dans nos campagnes de France, chantent encore les enfants en allant de porte en porte demander des œufs, des fruits ou des gros sous.

L'auteur nous dit que la plupart de ces rondes populaires ont une origine rituelle ; c'est-à-dire sont des créations du vieil esprit magico-religieux et qu'elles se célébraient d'abord dans les églises, puis plus tard, sur la place publique.

Des rondes de ce genre ont survécu aux Brandons et à la Saint-Jean, où l'on danse encore autour des feux de joie allumés dans la nuit.

Les filles ont toujours un rôle prépondérant dans ces rondes, sans doute, en souvenir du rôle des Muses, des Nymphes et des Dryades dans les cultes païens.

En France, les rondes auprès de l'eau

sont souvent associées à un pont:

Sur le pont d'Avignon On y chante et on y danse,

Sur le pont d'Avignon Tout le monde y danse en rond, ou :

Sur le pont d'Londres un bal y est donné Aline demande à sa mère d'y aller.

— Oh! non ma fille, vous n'irez pas danser; J'ai fait un songe que vous serez noyée; Son frère arrive dans un bateau doré,

— Ma sœur, ma sœur, qu'avez- vous à

[pleurer?

— Mets ta robe blanche et ta teinture

[dorée.

Les cl oches d'Londres se mirent toutes à

[sonner

— Votre fille Alice et morte et enterrée Voilà le sort des enfants obstinés.

Dans les Landes Françaises, après le baptême, lorsqu'on ramène le nouveauné à la maison, les convives se mettent aussitôt à danser des rondes joyeuses autour de la mère et de l'enfant, et ne s'asseyent pas à table avant d'avoir procédé à cette cérémonie qui éloigne les maladies du nouveau-né.

Les rondes d'amour sont d'abord très populaires dans le cher pays de France ; lisez cette ronde lorraine destinée

à faire naître le doux sentiment dans les jeunes coeurs.

La belle danse.

Nous sommes une tant belle danse Composée de jeunes gens:

Mon amant, celui que j'aime, N'y est pas, je le vois bien.

Soudain j'ai tourné la lête; Tout droit au soleil levant, D'où venait, mon ami Pierre Sur im cheval noir et blanc...

Dans sa main tient ;me rose, Tout en or et en argent:

— Pour qui cette belle rose, Mon tout bel ami plaisant?

Ce sera pour vous, la belle.

Vous ét's belle à l'avenant:

Ne donnez pas vos amours.

Si vous ne savez comment.,., etc:

Voici une autre ronde d'amour, chantée avec des variantes dans presque toute la France :

Qui marierons-nous?

Ça s'ra mamzelle et pis vous, Dans ce joli rond d'amourette; Ça s'ra mamzelle et pis vous Dans ce joli rond d'amour.

On les fait entrer dans le rond et on leur dit :

Amants, à genoux A genoux, embrassez-vous.

Amants, levez-vous.

Levez-vous, embrassez-vous.

En Provence on chante la ronde du rossignolet :

Rossignolet, réveille-toi, Un berger te demande

Lan la Un berger te demande.

Mais la jeune fille fait semblant de dormir pendant que les autres font la ronde autour d'elle en chantant et lui offrent successivement chacun des garçons jusqu'à ce qu'elle en trouve un ^ son goiit, le futur <' époux » qui la réveille.

Les fêtes de Noël et du jour de l'an vont donner lieu à un grand nombre de chants rituels qui plus tard vont devenir des chansons profanes.

En Normandie, on chantait des Noëls en jjromenant à travers les clos de pommiers des torches de paille dites « colinettes » et on y exorcisait un mauvais génie appelé Barbasson.

Salut Noél, d'où viens-tu, Depuis un an que je ne t'ai vu Si tu viens dans mon clos

J'te brûlerai la barbe et les os Tan, tan, tan. les mulots.

Les garçons

Des pommes à chaque branquette, Tout plein ma poupette.

Les filles

A chaque bourgeon Tout plein mon cotillon.

Chœur

Taupes et mulots

Si tu viens dans mon clos

J'te brûle la barbe et les os.

Au pays basque, les jeunes gens se présentaient le soir du 24 décembre devant les maisons où était né un enfant dans le courant de l'année et chantaient en son honneur un chant d'aJlégresse, en patois.

Lorsque les maîtres de la maison récompensaient suffisamment les quêteurs, ceux-ci lançaient en adieu :

Vous avez donné bellement

Et la compagnie le sait

Entrez au ciel avec douze anges.

Dans le cas contraire, le chant était différent.

Vous avez donné chichement

Et la compagnie le sait

Entrez en enfer avec douze diables.

Les enfants de Normandie tenant à la main une chandelle allumée quêtaient dans diaque maison du village :

Chantons Noël !

Pour un' pomme Pour un' poire Pour un petit coup de cidre à- boire.

En Italie, la Béfana, c'est-à-dire la vieille femme qui représente Pannée mourante, escortée d'une foule nombreuse que précèdent une musique barbare et une mascarade pittoresque, est promenée dans les rues de la ville ; portant la fleur de lys d'une main et la quenouille de l'autre, elle est conduite sur la place du village où elle est plongée dans le feu monstre qui lui a été préparé et tout aussitôt commence la nota delta Béjana, formée par une ronde d'enfants qui tourne autour du feu en chantant à tue-tête :

Que ne vous requinquez-vous, Vieille, Que ne vous requinquez- vous donc?

La flamme du foyer où elle se consume contribue non seulement à réchauffer le soleil nouveau et à fortifier sa tiédeur, mais engendre une création nouvelle, la jeune année belle et rose comme une aurore.

Après la quête et le sacrifice rénova-

teur de la Béfana, il convient de rappeler les repas joyeux des quêteurs et le réveillon qui suit encore la messe de minuit.

Avant de terminer, parlons encore de la fête des rois.

Dans l'Est et dans la Franche-Comté principalement, des jeunes garçons se déguisent encore en rois mages pour aller quêter de f>orte en porte. Ils forment un groupe de trois personnages affublés d'une longue chemise blanche serrée à la taille par un ruban de couleur ; ils se coiffent de bonnets pointus en carton, décorés d'une étoile en papier doré et de rubans flottants ; c'est ce qu'ils appellent leurs diadèmes. L'un d'eux, la figure barbouillée de suie, représente Melchior, le roi nègre. Tous portent de longs bâtons surmontés d'une étoile qu'ils font constamment tourner.

Ainsi accoutrés, ils chantent la chanson suivante :

Trois rois nous sommes rencontrés Venant de diverses contrées; Nous sommes ici tous trois venus Pour adorer l'enfant Jésus.

En quinze jours quatre cent lieus Nous avons fait en cherchant Dieu

Une étoire d'or nous a conduit

Qui nous éclairait jour et nuit, etc. etc.

Après la chanson vient la quête, en présentant un panier dans lequel chacun selon sa générosité met un œuf, des noix, des noisettes, une pomme et une poignée de chanvre dans les temps où l'on filait.

Cela se termine par un gai repas, par des danses et des rondes dans lesquels se réconcilient les gens qui, durant Pannée ont été ennemis.

Arrêtons-nous ici ; nous en avons assez dit pour montrer combien est intéressant le livre de P. Saintyves.

Comment ne pas aimer tous ces chants simples et naïfs, conclut l'auteur, toutes ces rondes, dont la magie bienfaisante apportait la joie et la gaîté et par la suite la force et Ténergie qui sont les sources de l'activité et de l'abondance.

Amusons-nous bien, pauvre Lieudaine, Quand fera beau temps nous travaillerons.

Chassons bien loin de nous la peine

Et dansons en rond, filles et garçons. Youp! la la Youp! la la laire Youp! la la Youp! la la la la.

Union des Races.

M. P. Saintyves nous a donné une nouvelle preuve de son courage inlassable et ^e son vif enthousiasme pour le folk-lore... C'est un livre pour tous les lecteurs, aussi n'est-il pas encombré de notes, ni de références... Différent de beaucoup de livres populaires », c'est une œuvre de forte érudition...

Le livre entier sera lu avec profit ]>ar ceux qui étudient les coutumes saisonnières.

Sydney Bartland, Folklore, 1919.

Cet ouvrage constitue une forte étude de la religion populaire.

BUychnls, déc. 1919.

Ce livre, écrit dans un style alerte et coloré, qu'agrémentent de nombreuses citations est à recommander aux personnes qu'intéresse la chanson populaire.

Bacheranzeigen (Suisse).

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