‹ Paula MontiChapitre 48 sur 55 · DECISION · texte numérisé non relu

DECISION

— Jamais... jamais... je n'aurai le courage de recevoir M. et madame de Brévannes, — s'écria la princesse avec désespoir, — car...

La voix du prince interrompit Paula.

Le salon où elle se trouvait était séparé des autres appartements par une longue galerie semblable à celle que M. de Hansfeld occupait à l'étage supérieur.

Des portières de velours remplaçaient les portes ; Paula en-

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tendit son mari demander au valet de chambre, qui se tenait à Fextrémité de cette galerie, si la princesse était chez elle.

— C'est le prince ! — s'écria Iris.

— Il va se rencontrer avec cette jeune femme... — dit Paula. — Tous deux ignorent que M. de Brévannes est instruit de leur amour , et que par un affreux calcul il doit feindre d'ignorer cet amour... Oh ! c'est horrible... les laisser dans celte funeste confiance...

Iris se hâta de lui dire :

— Vous voulez épargner ces malheureux et renoncer à M. de Morville? soit; tout à l'heure, au moment où M. de Brévannes sortira de l'hôtel, je trouverai moyen de lui parler, et en deux mots je lui apprends la fourberie du livre noir.

Paula fit un mouvement.

— N'est-ce pas là votre volonté, marraine ?

— Oui, oui.

— Pourtant, si par hasard cette volonté changeait, si vous vouliez profiter des événements que cette rencontre du prince et de Berthe chez vous va précipiter encore... à moins que vous ne vous y opposiez lorsque vous me verrez me lever pouraller attendre M. de Brévannes, donnez-moi cette épingle en me disant de la serrer... cela voudra dire que II. de Brévannes doit rester dans son erreur...

— Mais...

— Voici le prince... Tout à l'heure donnez-moi cette épingle... et dans huit jours vous êtes libre, sinon... renoncez à jamais à M. de Moi ville.

M. de Hansfeld entra chez sa femme.

Iris avait l'habitude de rester auprès de sa maîtresse, lors même que celle-ci recevait des visites. Sa présence à la scène suivante parut donc au prince fort naturelle.

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