‹ PaulinaChapitre 7 sur 63 · XVI QUELQUES LETTRES · texte numérisé non relu

XVI QUELQUES LETTRES

au point que son style prend parfois le ton de Vépopée,

Certains critiques préféreraient un récit plus simple. Ce n'est pas notre manière de voir. Les plus belles choses ne méritent-elles pas d'être les mieux dites pour être plus édifiantes ? ^' La lecture des Epîtres de saint Paul, dit un de ses admirateurs, me jette de plus en plus dans le ravissement de la vérité. C'est un océan dont Dieu est partout le rivage ! "

En Van 67 de notre ère, Néron interrompt la course miraculeuse de Paul, il le fait décapiter le jour même où Pierre, le chef des Apôtres, est mis en croix. Portées sur les ailes de la foi, leurs âmes allèrent recevoir la couronne des martyrs.

Parallèlement à Vhistoire de saint Paul, se développe dans le livre de Sir Adolphe, un épisode romariesque aboutissant à un dénouement tragique. L'imagination de V auteur fait rencontrer le jeune Agrippa, fils de Félix, prince qui aspire au royaume de Judée, et Paulina, fille de Sergius Paulus, proconsul de Chypre, converti à la foi catholique pendant que sa femme et sa fille sont encore plongées dans les ténèbres de l'erreur. Ils se rencontrent sous les superbes portiques du temple de Salomon à Jérusalem qui, sous la plume de Sir Adolphe revêtent les splendeurs qui faisaient l'admiration du monde antique.

Inutile d'ajouter que la jeune fille, au cœur prompt à s'attendrir, ne tarde pas à correspondre à la flamme d'A grippa.

Le coup de foudre de l'amour n'a pas été inventé de nos jours. Mais un obstacle surgit entre leur affection et sa conclusion naturelle. Paulina touchée par la grâce renonce aux faux dieux pour s'agenouiller devant le vrai

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