DEBRAY , PAULINE, LE CURÉ
LE CIRÉ
Ah ! le voilà... bonjour, mon cher Debray...
DKIJfUY.
Mon lion M. Hébrard !
LE CURÉ
Ali ça ! vous savez que je viens vous enlever à votre femme?
‘donc?., c’est le départ de votre mari qui vous afflige?., il vous reviendra dans trois ou quatre jours... (Il se met entr'eux et leur prend le bras.) Voyons, mes cofans... sommes-nous toujours bien heureux ?
DEBRAY
Sans doute, M. Hébrard,
LE CURÉ
Et vous, Pauline?
PAULINE
Moi ? moi aussi , je suis heureuse.
LP. CURÉ
Je crois bien , un excellent mari , une petite fille, toute charmante... la fortune qui vient, la réputation de Debray qui grandit, votre affection mutuelle; que voulez-vous de plus, selon le monde?
DEBRAY
Je ne désire rien , M. Hébrard, si Pauline est heureuse.
PAULINE
Oui, Debray, oui... (a part.) Mon Dieu!
LE CURÉ
Allons , Debray , je crois que vous ii’étes pas seulement heureux de vos succès au barreau... Quand un homme use sa vie dans la lutte, quand il combat au dehors, il appartient à la femme de le reposer par ses soins , de scs fatigues toujours renaissantes... C’est là votre devoir, Pauline , et vous n’y manquez pas , sans doute ?
DF.BR I Y , à part.
Comme elle est agitée?.. (Haut, a Hébrard.) Mon ami , je vais faire prépare^ une malle, et je reviens vous prendre...
LE CURÉ
Allez, Debray, allez...
DEBRAY
A bientôt! (Il sort.)