SCÈNE II
M"* JOUBERT, DARBELLE.
{ Darbelle entre embarassé de paquets et suivi d'un domestique également charge. )
DARBELLE.
Bonjour, Madame...
M— JOUBERT
Votre servante, Monsieur...
DARBELLE.
Faites-moi le plaisir de ne pas dire mon nom tout haut...
M”' JOUBERT
Il faudraitle savoir d'ahord, Monsieur...
Vous le saurez, que cela ne vous inquiète pas; je ne voyage pas clandestinement... (Au domestique. ) Doucement , mon garçon , douce* meut !.. ces paquets-là demandent lies égards...
M. Debray loge ici . n’est ce pas. Madame?..
M— JOUBERT
Oui, Monsieur...
DARBELLE.
C’est ça... Voilà la cause de mon incognito... Vous saurez que M. Debray est mon ami , mon ami intime... Le pauvre garçon! il est à cent liens de m’attendre... je.vcu.vlui faire une surprise... je veut paraître devant lui , tout installé . en robe -a
Ma foi, non. Monsieur, vu quelle n’a pas levé son voile, et qu’elle n’a pas encore appelé, ce matin.
DARBELLE.
Tiens! Encore une surprise peut-être... Eb!
eh! eb! je crois que je vais m’amuserà Dieppe... mon cousin a eu une bonne idée... Et où me plarez-vons, M-* l’hfilesse?
M“* JOUBERT
Au premier. Monsieur, une vue superbe!..
DARBELLE.
A la bonne heure !.. mais surtout de la discrétion, vous savez?..
«-• JOUBERT
Soyez tranquille, Monsieur... Quel nom vaisje inscrire sur mon registre, s'il vous plaît?
DARBELLE.
Darbelle, rentier, marié... et vacciné... c’est, peut-être bon à savoir , dans un port de mer.
M*’ JOUBERT
Suffit , Monsieur, je vais vons conduire.
D VRREl.LE.
Venez, Madame, venez que je prépare ma surprise!..