SCÈNE I
PAULINE, seule.
C’est bien ici la ferme dupère Monnier... La grille , l’avenue, et là-bas, le château... Du monde dans l’avenue... (Se cachant.) Il ne faut pas qu’on me voie!.. Hortense! Debray, Monsieur Frémont... Est-ce mon souvenir qui leur donne cette tristesse?.. Us s'éloignent, et mon enfant, mon enfant n'est pas avec eux... La voici... mon Dieu! la voici prés de moi... seule! Elle s'arrête... Oh! jene la vois pas bien, maintenant... (Laissant échapper un cri.) Louise! elle m’a entendue... elle s’approche... elle me regarde... Faut-il fuir!., non, je n’en ai pas le courage... il y a si long-temps que je ne l’ai vue! Louise! mon enfant! viens, viens... Elle a peur, t Ile ne m'a pas reconnue ! mon Dieu ! mon Dieu! elle n’a pas reconnu sa mère! Oh!
c’est là le coup le plus funeste, c’est le malheur qui va frapper le plus avant dans mon âme ! Mes genoux fléchissent... je me sens faible à ne pouvoir me soutenir.
(Elle s’appuie contre la grille, et tombe.)