SCÈNE III
Les Mêmes, HORTENSE.
HORTENSE
Pauline ! Pauline !
LA MÈRE MON NI ER
Hélas! ma chère dame! elle ne répond pas... Nous allions la porter au château.
HORTENSE
Non, non... (Elle pose la tête de Pauline, sur ses genoux.) Pauline ! c'est moi , ton amie , Hortense... (A pari.) Que nesuis-je venue plus tôt!.. (Haut.) Iles amis, en ce moment, M** Debray ne peut se retirer que dans votre ferme... je vous expliquerai pourquoi, plus lard.
LE PÈRE MONMER.
Ob ! Madame, pas besoin d’explications, nous ferons ce que vous voudrez... vous savez bien que nous aimons M”* Debray, ni plus ni moins que si elle était notre enfant.
HORTENSE
Elle revient à elle.
PAULINE
Hortense! Hortense! (Au pèreeti» la mère Mounicr.) Mes amis... (Bas & Hortense.) Qui l’a dit que j’étais ici ?..
HORTENSE
Oh! je t'avais vue, je t’avais reconnue, si loin que nous fussions... viens, viens dans la ferme.
PAULINE
Oh! que personne ne sache...
HORTENSE
Père Monnier, restez là un moment , et si on me cherchait, si on me demandait au château, vous diriez... que j’v suis sans doute rentrée par l’autre avenue.
LF. PÈRE MONMER.
Oui, Madame, oni...
hortense, à Pauline.
Viens... appuie-toi sur la mère Monnier et sur moi...
PAULINE
Oui... je suis si faible ! Bonne Hortense ! (Jetant un regard vers la grille.) Elle n’a pas reconnu sa mère !
(Elles entrent dans la ferme, le père Monnier lesaccompagne jusqu’à la porte et reste en scène.)