‹ Pauline, ou le Châtiment d'une mère, drame en trois actesChapitre 63 sur 78 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

lés cet homme qui n'a su comprendre ni la cause de mon silence, ni celle de mon éloignement , et qui me forcera peut-être un jour d'oublier tout ce que je me suis promis pour ma fille.

Savais-je, enfin, s'il ne l'avait pas suivie?

HORTEKSE.

Oh! Debray, vous êtes plus sévère que votre douleur et la justice ne vous le commandent !.. Non, cet homme ne Ta pas suivie... cet homme, elle l'a fui pour toujours... et depuis long-teuips ce n'est pas lui qu’elle aime !..

DEBRAY, amèrement.

Et qui donc?

HORTENSE

Vous!

DEBRAY

Moi !.. ce n'est guère son mari qu'on se reprend à aimer.

HORTRNSE.

Il en est ainsi , pourtant.

DEBRAY

Que diraient ceux qui ne connaissent pas notre malheur, s'ils la savaient là , dans cette ferme, au lien d'etre avec nous !.. Vous voyez qu'a chaque pas , à chaque instant , tout peut se découvrir aux yeux du monde. (A part.) Malheureuse mère !.. (Haut.) Tenez, Hortensc, voilà II** Monnier qui vient vous chercher et qui se retire eu me voyant... Elle vous a demandée, sans doute... elle est plus souffrante, peut-être... Allez!., mon Dieu, mais vous savez bien que je vous approuve de lui donner vos soins !..

HORTENSE, avec Joie.

Debray, vous l'aimez toujours !

DEBRAY

Allez, Hortense, allez.

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