‹ Pauline, ou le Châtiment d'une mère, drame en trois actesChapitre 8 sur 78 · PAU UNE · texte numérisé non relu

PAU UNE

Oui... ii sa manière.

Fit MONT.

Comment! à sa manière?

PAULINE

Sans doute... Je veux dire gravement ; selon son caractère , enfin...

FRÉMONT

Cela tient à sa profession , à ses travaux... Que voulez-vous? on ne peut pas toujours avoir l'air gai, riant , quand un passe quelquefois des journées entières à feuilleter un las de papiers tout remplis d'histoires de cours d'assises.

PAULINE

Hais, M. Frémont, je ne me plains pas dn caractère de M. Debray ; seulement , vous conviendrez qu’il est un peu froid , un peu austère...

FRÉMONT

Ah bah! ce n’est qu'en npparcncc, et qu'importe ! vous savez bien qu'il n'a qu’une pensée : votre bonheur! cela doit suliîre... Ce serait bien autre chose . en vérité , si vous aviez pour mari , un de ces jeunes gens qui souvent ne sont aimables qu'aux dépens des qualités réelles: des maris ( barmans qui s'amusent partout, principalement hors de leur ménage... Mais lui, ce brave garçon de Debray, n’est-ce pas un plaisir de le voir, quand il a un moment de repos, là , avec vous, avec sa fille ? 11 se montre bien alors ce qu’il est, le meilleur des hommes.

nORTENSE.

Oui, va... nous avons Dès bien réussi toutes deux à cette loterie du mariage. Frémont est un époux modèle , trop joulliu pour être méchant une seconde dans sa vie... 11 me donne bien un peu de mal quelquefois , quand il faut lui mettre sa cravate , qu’il attache toujours de travers....

FUÉMONT.

C'est si impatientant de meure sa cravate!..

IIORTENSE.

Mais il n’y a pas de bonheur parfait, même pour les rentiers. Quant à Délira y , si je n'étais pas la femme de ce gros-là , je serais Itère d'être la sienne.

FRÉMONT

Oui , mais tu es la micnuc.

IIORTENSE.

Ah ça ! et ma fille qui nous aUend !..

FRÉMONT

Ah ! c’est vrai !.. pauvre petite chatte !

IIORTENSE.

Nous reviendrons ce soir, comme c'est convenu.

PAULINE

A ce soir.

HORTENSE

Venez-vous, monsieur mon mari?

FRÉMONT

Me voilà , ma femme.

IIORTENSE, a railline.

Vois, comme il est obéissant ! toujours comme ça, ma chère ! (Tirant Pauline a part.) Qn'csl-ce que tu as donc? tu parais triste, préoccupée...

PAULINE

. Nou, tu te trompes...

PAULINE

noRTfNSE. «ans l'an r un peu <i<* toilette... Savez-vous qu'il

J’pspèie qui* lu me confierais ire chagrins, si . lu eu avais? Tu sais que je l’aime comme une sieur?

Pauline.

Oui, Iloi'lense, oui... Mais rassitre-toi , je , ■l’ai rien...

HOIITENSE.

A ta bonne heure ! (Haut.) Allons , mon ange bouffi , voire bras... A tantôt, Pauline.

eu i.ivp.

A tantôt.

HOMOM.

A revoir, M" Debray ; nous allons prendre nn rabriolet à quatre roues , pour aller plus vite.

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