‹ Paupa MontiChapitre 25 sur 90 · LE PERE ET LA FILLE, 11 I · texte numérisé non relu

LE PERE ET LA FILLE, 11 I

jointe à un Icg-er tremblement nerveux, suite d'une longue maladie, l'avait obligé de renoncer à la gravure de la musique , et à accepter, malgré sa répugnance, une pension de douze cents francs de M. de Brévannes.

La chambre de Pierre Raimond, qui lui servait autrefois d'atelier, était d'une scrupuleuse propreté. Au-dessus de la fenêtre on voyait son établi de graveur, ses burins depuis longtemps abandonnés, et quelques planches préparées pour la gravure de la musique; une couchette de fer, une table, quatre chaises de noyer, composaient cet ameublement d'une simplicité stoïque.

Un vieux sabre d'honneur, gagné par Pierre Raimond, ancien volontaire des armées de la république, ornait son alcôve. Au-dessous de ce sabre était encadré un exemplaire de ce fameux appel fait par la Convention au peuple lors de l'assassinat des envoyés français:

Le neuf floréal de Van sept,

A neuf heures du soir.

Le gouvernement autrichien a fait assassiner les ministres

de la république française : Bonni.er. Roberjot et Jean

Debry, chargés pmr le Directoire exécutif

de négocier la pai-r de Rastadt.

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