‹ Pauvre aveugle drame en trois actes et en proseChapitre 13 sur 34 · SCENE a · texte numérisé non relu

SCENE a

MARIE, HEMïV

n^asla'ÿK 5?^* «*

n’ni nas lo lompt* de vous et/Hiier.

remt! enfroirt pur ta 11 le C * ,dra ^

C0 MAR,c n 0ne voulez-vonB? Voyou*... P»^

vite '

rÉmï Personne no peut nons entendre?

■ame. Non... Vous le voyez hien. Si oeni*n M"* Anna qui est là.

bemt. M"* Anna?... cest comme rien... être est aveugle.

marie. Imbécile... .

rEmï. Oh! oui... qnc je le suis... Ce quin’empéche pas quo ce soit un fameux secret que j'ai à vous apprendre...

marie. En finirez-vous?

REMY, avec mystère. Oui, méchante... myvoici... écoutez bien... Voilà donc quavjHilhier, non... si cependnnt... Voilà qu'avant- hier, comme je travaillais du côté du pavillon... A mis savez le pavillon... tout à coup j’entemk comme des chuchotement* dans le bosquet qu’est à droite... j'avance, j’avance à pas de loup... comme oa, tout doucement... tout a amp, )ian, je me frappe contre le gros platane-., un coup, oh’, mais un coup... je vitt plus do cent mille chandelles; quoiq’çà je ne perds pas la tête, j’écarte adroitement les branches , j allonge la col... et que ris-je. grand Dieu!

marie, riant. Quoi? nigaut...

remv. Qui!

«AME. Eh biea! finirez-vous?

rf.mt. Je vois M*" Duvernay en grande

conversation avec lai...

marie. Qui. . lu*? .. . J

remy. Votre eajéleur de ce matin... 1 ami de tout le moaëis, excepté le mien... M. Haimbuult, enfin...

MAam. Ah! ah! ah! ah! Et que disaient-

ils?...

remv. Oh! des choses, des choses qui m’ont donné à penser, à beaucoup penser... Mais ce n’est pas tout... Voilà que ce matin, comme j’entrais dans le salon pour y chercher M. I>uvernav , j’aperçois ce vilain homme donnant en cachette une lettre à madame...

marie, line lettre ! Et elle l’a prise?

remv. Mais très-bien, qu’elle l’a prise et cachée de suite.

marie. Tu es fou... Bêtises quo tout cela.

remv. Oh! m'y voilà aux bêtises... Je crois

que j’en ai fait une fameuse en racontant tout à M Duvernav.

MARIE. Le sot.

rrmy. C'est justement ce qu’il m’a dit... Puis, apres m’avoir écouté . il me répondit d'un air... on 1 mais d'un air très en colère : « Je vous par- » donne pour cette feis, mais si jamais il vous » arrive de me tenir de semblables propos, je * vous mets à la porte, drôle que vous êtes! » Mais moi, qui veux son bien avant tout et qui vois clair, j 'ai tout rapporté a M“ r Morin ; elle m’a écoutée, elle, et m a donné une bourse pour récompense.

marie. De mieux en mieux... Mais vous avez donc perdu la cervelle!... (A pari.) Oui... je dois prévenir ma maîtresse ; il n en faudrait pas davantage...

nEwv. Qn 'avez -vous donc, mamz'elie?

marie. J'ai... que jusqu’à présent je ne vous croyais que béte... mais je vois que vous files aussi un méchant, un bavard... un... C'est bon... je sais à quoi m'en tenir sur votre compte.

remy. C'est comme ça que vous recevez mes confidences.

marie. Vois n’ètes qu'un méchant que je hais, que .. j'abomine... Fil le méchant...

(Elle Kirt.)

REMt. Méchant... moi. . F.lle s'en va en me disant des sottises... Moi muuvais cu'ur. Obi ob ! pas de ça. . Manu elle Marie , mamz'elle Mario.

( 11 »ur» co i-ouraut.)

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