CÉLINE, AMÉLIE
Amélie, en dehors. Céline... Céline, seriezvons couchée?
Céline, avec joie. Ma belle-môrc! Merci , mon Dieu, merci.
(Fltc ouvre),
Amélie. Ah! franchement, je suis enchantée de vous trouver encore debout... je voulais vous entretenir de... Mais qu'avez-vous?.. vos traits sont bouleversés. Est-ce que je vous ai fuit peur?
Céline. Non... pas précisément. — Cependant une visite à cette heure... J’étais si éloignée de la prévoir! et, quoiqu'elle me fasse grand plaisir, oh! oui, grand plaisir, je vous assure...
Amélie Du plaisir, dites-vous? vous me permettrez d’en douter.
céline, avec effusion. Si vous saviez ce que j’ai à vous confier , et combien je sens le besoin d'épanclier mon cœur dans le sein d'une amie , vous n’élèveriez aucun doute sur mes paroles.
Amélie. Vous m'inquiétez
céline. Oui, je dois tout vous dire... mais, avant, soyez assez bonne pour me permettre do vous adresser une question... une seule.
Amélie. Parlez.
céline. Depuis trois ans au moins, M. Raimbault est lié d'affaires avec mon père, qui bientôt eut en lui une confiance aveugle.
Amélie, soupirant. Il n’est que trop vrai.
céline. Mieux que moi, vous devez connaître le genre d’opérations auxquelles sc livre l’ami de votre époux.
Amélie. Mais des actions... un jeu de bourse auquel je ne comprends rien.
céline. Et vous n’avez rien appris de particulier au sujet d’une spéculation... quelconque, et qui pourrait compromettre l’honneur de mon bon père en cas de non-réussite ?
Amélie. Vous m’effrayez...
Céline, lui donnant la lettre de Raimbault.
Lisez, madame... lisez, et jugez de mes inquiétudes, de mes terreurs.
Amélie, à pari. L’infâme!. .(Haut). Celte lettre est un horrible piège.
céline , allant ouvrir la fenêtre. Maintenant vous pouvez venir, monsieur l’homme d’affaires, je vous attends.
Amélie. Que faites-vous?
célise. Ne me dit-il pas de laisser cette fenêtre ouverte
Amélie. Céline!... vous no ferez pas cela...
Céline. Mon mari a des soupçons, madame; je dois le détromper, et vous me devez, votre appui... Je recevrai cet homme en votre présence; il faudra bien qu’il parle...
Amélie. Non .. vous ne ferez pas cela... Vous ne connaissez pas cet homme...
céline. Que voulez-vous dire?
amelie. Vous ne ferez pas rela, vous dis je... car c’est a moi , à votre mère , qu'il appartient de pénétrer ce mystère.
rtirti. Ma mère... oh! oui... c'est leciefqui vous a envoyée.
amélie. L'heure approche... retirez-vous et laissez- moi faire.
céliive Vous le voulez... je cède, madame...
mais, au nom du ciel, songez ù moi, à mon époux !
amélie. Reposez-vous sur moi ; encore une fois, ne si; is.jp pas votre mère...
ikllve, en se reliront. De là je veillerai sur elle.
(Elle sort et «lire dan* ta chambre )
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