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Paysages de femmes

l était une fois , ô gue , Un cœur si neuf, à gué, ma mie, Qu'il n'avait jamais navigue. Jamais navigué de sa vie.

Le cœur craignait de chavirer, cMais la mer se faisait si belle, Qu'il ne sut pas lui résister, Et vogue, vogue la nacelle.

Le cœur, essuyant son chagrin, S'embarqua , jeune d'espérance ; Et, seul, Dieu sait ce qu'il advint Tie ce pauvre cœur en partance...

Il éiait une fois, à gué, Un cœur si neufy ô gue, ma mie, Qu'il n'avait jamais navigué, Jamais navigué de sa vie.

i blonde, avec des yeux si bleus Ophélia, dans sa démence, Tresssant , en ses bras anguleux , Des fleurs, et chantant la Romatice.

"Vn songe de je ne sais quoi Glisse sur sa lèvre écarlate ; De la candeur et de la foi; Cheveux en natte et gorge plate.

Le geste vierge de sa main,

oAux longs doigts minces et sans bagues,

Trace vers le ciel un chemin

Qu'elle étoile de ses yeux vagues.

Si blonde, avec des yeux si bleus :

Ophe'lia, dans sa démence, Tressant, en ses bras anguleux, Des fleurs, et chantant la Romance.

n la voyant , par les taillis , Les yeux rouges, presqu 'enlaidie,

« 'Bien sûr, disent ceux du pays,

Qu'elle couve une maladie. »

Sa main effeuille la pâleur Laiteuse d'une marguerite Et les pétales de la fleur oMeurent de leur mort favorite.

Cueillie au hasard des chemins , La pâquerette douloureuse QA laissé son cœur d'or aux mains Tyranniques de V amoureuse...

En la voyant , par les taillis, Les yeux rouges, presqu enlaidie :

« Œlien sûr, disent ceux du pays, Qu'elle couve une maladie. »

'est la Vanité du Demain, L'effritement de la Matière :

'Deux mains qui se « serrent la main » Sur un marbre du cimetière.

Qiii dira le tertre glacé, Sous lequel dort votre âme blanche, Et si l'œil cher d'un fiancé Suivit votre cercueil de planche,

Vierge fatale , dont la mort 'Plongea le secret dans la terre, Vous dont la main étreint si fort Une main close de mystère.

C'est la Vanité du Demain, L'effritement de la Matière ; 'Deux mains qui se « serrent la main * Sur un marbre du cimetière

[ine fillette d'atelier, Tu mets ta robe des dimanches; Un bouton manque à ton soulier, Ta robe luit d'usure, aux manches.

Tu donnes aujourd'hui, pour rien, Ta pâleur de fleur qui se fane, Et le charme faubourien T)e ta jeunesse diaphane.

T'uis, la noce! et ses oripeaux, La fin de ta vertu nigaude, Et tu porteras les chapeaux Qu'à présent ta main échafaude .

Fine fillette d'atelier, Tu mets ta robe des dimanches ; Un bouton manque à ton soulier, Ta robe luit d'usure, aux manches.

||rulè d'un soleil ennemi,

Trempé d'averses, pauvre poule, C^Çotre amour se traîne parmi L'indifférence de la foule.

Et les haltes dans les hôtels, Les baisers en fiacres à l'heure , C\e causent pas des bonheurs tels Que le songe encor ne nous leurre ,

Le regret des temps anciens, Où Vénus allumait dans l'onde, Sans tambours ni musiciens , L'éclair de sa nudité blonde.

Œïrûlé d'un soleil ennemi, Trempé d'averses, pauvre poule, V^Qotre amour se traîne parmi L'indifférence de la foule.

!ne suite d'obscénités iHi^i Très parisiennes s'étale Tout un bouquet de saletés S'effeuille pétale à pétale...

T>ans la ruelle où, par l'avril, ChÇotre amour, loin des gens, cour aille , Un membre extrêmement viril Est charbonné sur la muraille.

— <£M.... pour celui qui lira —

— La grande Jeanne a la v —

— cMort aux vaches — et cœlera.

Signé : Popaul, des Batignolles.

One suite d'obscénités Très parisiemies s'étale...

Tout un bouquet de saletés S'effeuille pétale à pétale...

^fpi u la Jaisais marcher à pied, H^i§| Faute de quoi payer un fiacre ; Tu sais, d présent, comme il sied, 'Pour être heureux, d'être moins pouacre.

Tels les oiseaux vers les filets, Vois à l'appât courir les femmes ; Le cercle d'or des bracelets, dvec les mains, étreint les âmes.

Vous traîniez vos mauvais souliers QAux portes de chaque boutique, Si bien qu'aux gemmes des colliers S'éclaira son âme pratique. ..

Tu la faisais marcher à pied , Faute de quoi payer un fiacre ; Tu sais, à présent, comme il sied, Tour être heureux, d'être moins pouacre.

[es marchands de « quatre-saisons», Les Juifs criant leurs «pori lorgnettes » 'Des mendiants , leurs oraisons.

Leurs' mains aux cordons de sonnettes...

La rue étroite, l'escalier Obscur, où des filles de joie, QA la lueur d'un chandelier, ^Montent en des froufrous de soie.

Tu te souviens , ma passion, 'Parmi la jouissance brève, Toute cette corruption Fanant la fleur de notre rêve,

Ces marchands de « quatre- saisons », Les Juifs criant leurs «po7i' lorgnettes *, T)es mendiants , leurs oraisons, Leurs mains aux cordons de sonnettes...

\ayez-vohs que je suis le Cœur DeJean-qui-rit, de Jean-qui-pleure?

Gardez-vous d'un rire moqueur, Sans quoi je pleure, tout à l'heure.

J'ai gaspillé tout un trésor D'espoirs verts comme l'émeraude.

Cœur fumé ! Tel un hareng-saur !

Jouons dessus à la main chaude.

J'aimerai celle qui voudra

ChQe pas se montrer trop cruelle ,

Tra la la, Ira deri dera,

Tour un faible cœur sans cervelle.

Save^-vous que je suis le Cœur T)e Jean-qui-rit , de Jean-qui-pleure ?

Gardez-vous d'un rire moqueur, Sans quoi je pleure, tout à l'heure.

TgE 11'ai pour bercer mon exil,

T>ans cette campagne où l'on broute, Qite la chanson vibrant au fil 1>ii télégraphe sur la route. . .

Par endroits où, sur des réseaux De cinq fils de fer parallèles, Viennent s'agiiffer des oiseaux, Comme des doubles-croches grêles ,

J écoute, parmi le concert, Planer comme une voix aimée, Une voix d'amour qui se perd Q4u loin de la plaine embrumée.

J"e n'ai pour bercer mon exil, Dans cette campagne où l'on broute, Que la chanson vibrant au fil Du télégraphe sur la route...

[leurez, mes yeux ! Chagrins d'amours!

cMon cœur n'a plu* figure humaine :

'Des mois comptent trente- et -un jours, II est sept jours en la semaine.

Tour des quarts de jours révolus , L'année est dite bissextile !

Est-ce que les ans n'ont pas plus De jours que cela n'est utile ?

Le Temps dure par trop longtemps Comme de l'eau dans une tasse, S'évaporent les sentiments :

Salue%, c'est l'Amour qui passe.

Tleureç, mes yeux! Chagrins d'amours <£Mon cœur n'a plus figure humaine.

Des mois comptent trente-et-un jours, Il est sept jours en la semaine.

gjtt/gRAiMËNT, sous ce joli soleil , WjjM. Paris se donne un air champêtre , On se sent, par un temps pareil, Comme un désir soudain de paître.

Les squares s'offrent du ga^on , Et les balcons, des capucines; Les femmes, plus que de raison, Ont des œillades assassines.

Les espoirs vous arrivent mous

Dans l'âme toute grande ouverte.

a Garçon ! — Monsieur ! Que prenez-vous ?

« Servez-moi de la menthe verte. »

Vraiment, sous ce joli soleil, 'Paris se dotine un air champêtre.

On se sent, par un temps pareil, Comme un désir soudain de paître.

aissez les roses aux buissons II est des épines aux roses.

Save^-vous pas cette chanson Que jouent les guitares moroses?

C^Te cueille^ pas sur les chemins Toutes les /leurs , toutes les filles : La tristesse des lendemains Vous transperce de mille aiguilles.

Q/l la terrasse d'un café :

« Tu ne prends rien? — Si, de la gomme. » Tauvre petit cœur échauffé , QApprene\ à vivre, jeune homme!

Laisse^ les roses aux buissons :

Il est des épines aux roses.

Save^-vous pas cette chanson Que jouent les guitares moroses?

[es cheveux jaunes , des yeux peints, T^es voix rauques sur les banquettes.

« Gustave, un poseur de lapins...

« Taul, passe-moi tes cigarettes... »

L'une quitte son tablier :

a oAhl %ut , ici, ce qu'on se rouille. « T)is, tu vas me payer Bullier, « Je sors, il faut que je vadrouille.

« Tu sais, Georges s'est décollé...

« Tu ne prends rien... Une flanelle. « OA lions, ne fais donc pas l'enflé... Toujours la même ritournelle.

T)es cheveux jaunes, des yeux peints TJes voix rauques sur les banquettes .

« Gustave, un poseur de lapins...

« 'Paul, passe-moi tes cigarettes.. .

a manque un peu du vieux décor 'D'un cas tel à portail gothique:

On n'entend pas le son du cor TDe la passion romantique .

La dame a perdu son en-cas ;

II pleut , bergère; il pleut , ça mouillé.

Elle relève sur ses bas

Ses jupes, et son regard fouille

Les omnibus toujours complets, Tandis qu'un gros monsieur escompte Le plaisir de voir les mollets, Enfin ! de la dame qui monte.

Ça manque un peu du vieux décor 'D'un castel à portail gothique; On n'entend pas le son du cor T>e la passion romantique

[lle aime les colifichets Et les coûteuses babioles :

les cœurs lui servent de hochets.

Ensanglantant ses mains frivoles.

Et son pouvoir impérieux Exige tous les sacrifices, T)e par le droit mystérieux De ses hystériques caprices.

Elle arrivait de n'importe où. Vous save\ l'histoire qu'on brode Un tel l'aimait, il est mort fou..

Et la voilà très à la mode.

Elle aime les colifichets , Et les coûteuses babioles :

Les cœurs lui servent de hochets Ensanglantant ses mains frivoles

ine amour de « gens comme il faut »

Qu'on appelle « bonne fortune », Qui ne vous fait « ni froid ni chaud », SVi chaud ni froid, et sans rancune.

On se prend, ne sachant pourquoi; QA. peine si Von se désire.

On ne dit plus : vous, on dit : toi. Et l'on s'aime un peu, pour de rire.

Et cet amour, au moins, banal, Finit d'une manière bête :

Telle une fleur, fanée au bal, Tel un cigare éteint qu'on jette.

Une amour de «gens comme il faut-».

Qu'on appelle « bonne fortune », Qtii ne vous fait « ni froid ni chaud s C^i chaud ni froid, et sans rancune...

I' éclat des rubans merveilleux S'effare, comme des bannières, T)ans les squares où, pour les yeux, Flottent leurs couleurs printanières...

La Providence , en son dessein, Se montra fort alimentaire; C^Çourrice , elle créa ton sein Tour l'enfant et le militaire;

Et, grasse, tu vas consolant Le tourlourou de sa gamelle, Tout en berçant, d'un chant dolent, Ton nourrisson à la mamelle.

L'éclat de rubans merveilleux S'effare, comme des bannières , Dans les squares où, pour les yeux , Flottent leurs couleurs pr intanière s...

|t:s yeux me fixent, d'un portrait '0 T)e femme, parmi de la troupe :

'Dans un jardin de cabaret, 'Des artilleurs forment un >.< groupe ».

Ces yeux d'une chienne qu'on bat , Ces yeux de fille endolorie qAux coups de bottes d'un soldat, En veine de galanterie ,

Ces yeux noirs, lourds de trahison 'Dans les somnolentes paresses 'De la ville de garnison 'Promettent de sales caresses...

'Des yeux me fixent , d'un portrait ^e femme, parmi de la troupe:

'Dans un jardin de cabaret, 'Des artilleurs forment un « groupe

|a brume du soir a tissé Sa mousseline violette Sur le paysage, efface Comme derrière une voilette.

Ce jour d'automne agonisant , Où le parfum fané des roses Tourbillonne dans l'air grisant , 77 pleut de la mort sur les choses.

Le souvenir d'un baiser pris qAu hasard troublant d'une fête, 'Passait mélancolique et grh, Et s'est en allé de ma tête

La brume du soir a tissé Sa mousseline violette Sur le paysage , effacé Comme dei Hère une voilette . .

|ff||N les coussins du huit-ressorts, La marquise se pelotonne

Et son front se nimbe des ors Epars aux souffles de l'automne

Qui soulèvent, sur le chemin.

Le vol des feuilles racornies ^Bruissantes dans le surhumain Silence des cimes jaunies ,

OAu seuil rouillé de la forêt , Tandis que jacasse une agace, Toute noire, comme au regret T)e la voiture qui s"1 efface...

En les coussins du huit-ressorts La marquise se pelotonne , Et son front se nimbe des ors Epars aux souffles de l'automne.

^J'ile émerge d'entre les flots

™* — Telle une fleur dans une coupe —

Et des chansons de matelots

S'exilent sur une chaloupe...

L'Ile! et ses parcs délicieux, Et la multiple afféterie D'un paysage soucieux D'être pris pour une féerie,

Où, parmi les houx du chemin, Sous les tilleuls que le vent bouge, 'Une, blanche, laisse sa main Tomber... aux mains d'un soldat rouge

L'Ile émerge d'entre les flots — Telle une fleur dans une coupe — Et des chansons de matelots S'exilent sur une chaloupe...

î'est le flirt , parmi le crochet, plê Sur le ga\on fin du cottage.

Vernisse, luisant et coquet, Et simple, ainsi qu'un ermitage. .

L'air est bon, comme un baiser, kiss Cheveux en boy, robe criarde, La fraîche demoiselle, miss, Rougit au soleil qui la farde...

Et dans ses yeux, couleur de ciel, La lumière blonde se joue; Sa voix a la douceur du miel, Et l'avril fleurit sur sa joue...

C'est le flirt , parmi le crochet.

Sur le ga^on fin du cottage , Vernissé, Iwsant et coquet, Et simple, ainsi qu'un ermitage...

''est d'un bleu de Prusse, la mer ||n^2) — Tel un beau ciel, mais sans étoiles, Sous un ciel d'outre-hier très clair, — Telle une mer calme , et sans voiles. —

ho

Qjtelle neige roide d'un lys , Sous ce coquelicot d'ombrelle!

Si ce n'est vos dentelles, Miss, /■ rêle comme une tige grêle ?

Qitels becs acérés d'oiseaux bleus, Luisants comme des guillotines , Sinon, sur le roc anguleux, Les bouts vernis de vos bottines?

C'est d'un bleu de Prusse la mer,

- Tel un beau ciel, mais sans étoiles Sous un ciel d'outremer très clair, — Telle une mer calme, et sans voiles.

espérant plus, pour dire amen $ OAu célibat, qu'une victime, <£Mon cœur fini rêve d'hymen Et de pot-au-feu légitime.

La Mariée , en ses cheveux , "Porte la fleur des justes noces , Et des tantes et des neveux Suivent g aiment dans les carrosses.

Cœur de l'époux épanoui, Cesse de battre pour entendre Sa voix articuler le oui Légal, définitif et tendre.

C^Q'espérant plus, pour dire amen Q4u célibat, qu'une victime, zMon cœur fini rêve d'hy men Et de pot-au-feu légitime.

Homme aux braises d'un encensoir S'enflamment les parfums étranges, Telle s'allume aux feux du soir, L'odeur de foins qu'on rentre aux granges

La Fille va , par les prés ras , 'Pieds nus, d'une allure pesante.

Et lui la prend entre ses bras, Lui prend sa taille complaisante

Et voilà qu'en l'air, alourdi.

Se dresse un dôme d'une meule, Où , dans les bras du gars hardi , Elle se laisse tomber, veule.

Comme aux braises d'un encensoir S'enflamment les parfums étranges .

Telle s'allume, aux feux du soir, L'odeur de foins qu'on rentre aux granges.

■or, hop, aie sortir des cerceaux Cette jupe en vol, qui s'évase, Eparpille, parmi les sauts T)es clowns, son écharpe de ga~e.

Hop!... Lécuyère, d'un pied sûr, Franchit l'obstacle, sans angoisse, Dans les transparences d'azur De tulles bleus que sa main froisse.

Quand un marin de carnaval, Un clown s'embarque sur le sable oA la remorque du cheval. . .

QAh !. . . yes... ce queue indévissable.

Hop, hop, au sortir des cerceaux, Cette jupe en vol, qui s'évase, Eparpille, parmi les sauts Des clowns, son echarpe de ga^e...

Ia i ton la. Qu'est-ce que c'est !

* Comme par un soufflet de forge, Dans l'échancrure du corset S'en/le la neige de sa gorge...

Sur la i obe à traîne, sans plis, Drapant le corps de la chanteuse.

Le gai des globes dépolis Epanche sa clarté' laiteuse.

Elle se sauve, à reculons, Criblant de baisers le parler) e Qiii gueule en re/rain, aux flons-flons D'une musique délétère.

La i tou la. Qiï est-ce que c'est !

Comme par un soufflet de forge, Dans l'échancrure du corset S'enfle la neige de sa gorge...

fHAHUT... L'orchestre délirant, $ Sous les verdures embrasées , Cascade et s'écrase, en torrent, T)ans le loin des Champs-Elysées...

La rampe, en serpent de clarté, oAux pieds de la danseuse, flambe, Illuminant l'obscénité T>e son sourire et de sa jambe ,

Sa jambe qu'elle jette haut, 'Droit vers la salle frénétique, Vrillant tous les yeux au défaut De son pantalon hermétique ,

Chahut!... L'orchestre délirant, Sous les verdures embrasées , Cascade et s'écrase, en torrent, Dans le loin des Champs-Elysées

vJ^Èon cœur s'attache, au bout du ne\, ^HH|> 'Une lanterne, et, par les ruez* 04 travers les gens étonnés, Il va calcinant , ses verrues.

Sœur Anne, vois-tu rien venir? De l'amour, et plus d'amourettes Une maîtresse pour finir, O/lsse^ de toutes ces soubrettes.

Elles m'aiment en coup de vent, Celles-ci, que le diable emporte, Car, voilà qu'à souffler souvent Sur mon cœur, la chandelle est morte

<£Mon cœur s'attache, au bout du ne\, Une lanterne, et, par les rues, OA travers les gens étonnés, Il va, calcinant ses verrues.

\e n'est plus les gais matins bleus, ^ Ni les soirs palpitants d'étoiles , Suaves ainsi que des yeux Sous la transparence de voiles.

Il fait triste comme la Nuit, Et il fait froid comme Décembre, Dans ce pauvre cœur déconfit Qiii se met à garder la chambre.

Le regret d'avoir « mal aime »

Se mêle à celui, d'autre sorte , Qiii pénètre un cœur abîmé Dans la douleur d'une amour morte.

Ce n'est plus les gais matins bleus, C^Qi les soirs palpitants d'étoiles , Suaves , ainsi que des yeux, Sous la transparence de voiles...

|on cœur se meurt. Prie^ pour lui.

^lilà Tout passe, tout casse, tout lasse, Et le houleux De Profundis De la rafale, au loin, trépasse

'Parmi la tempête, mon cœur.

Se berce encore des promesses ^Mensongères, dont la douceur Gonfle son espoir en détresse,

Et les astres, qu'il cherche aux deux, Tour guider sa route obscurcie, Sont tout simplement les deux yeux , Les deux yeux d'une bonne amie.

cMon cœur se meurt. Prie- pour lui.

Tout passe, tout casse, tout lasse.

Et le houleux De Profundis De la rafale, au lo'm, trépasse.

université

.ùLIOTHECA

DES PRESSES d'aLCAN LÉvy COMPOSÉ ET MIS EN PAGES PAR HECTOR MENET

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