‹ Paysages et paysansChapitre 101 sur 121 · LE FOSSOYEUR · texte numérisé non relu

LE FOSSOYEUR

Le fossoyeur-bedeau Se fait toujours attendre...

Les porteurs vont reprendre Leur funèbre fardeau.

En soufflant ses grands cierges L'officiant se dit :

« Mon sacristain maudit Court encor les auberges ! »

Enfin, on s'achemine Au cimetière, et là Riant tout fort, voilà Chacun changeant sa mine.

Car, une voix sereine.

Avec l'accent gouailleur.

Celle du fossoyeur, Monte et dit, souterraine

« C'te nuit, un coup d'boisson M'a fait perd' la raison ; Comm' j'étais dans la place J'ai réchauffé la £:lace.

Vos libéra, quoiq' saoul, J'ies entends ben d'mon trou Que rbon Dieu les exauce I

Pa:uv' mort! t'attends ta fosse?

Tu l'auras! laisse avant S'désenterrer l'vivant ! »

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