ASCENSION
A mesure que l'on s'élève Au-dessus des mornes terrains, On sent le poids de ses chagrins Se désalourdir comme en rêve.
Pour l'àme, alors, libre existence!...
Car, subtilisée à l'air pur, Son enveloppe vers l'azur Semble évaporer sa substance.
On monte encor, toujours! Enfln, On n'est plus qu'un souffle divin Flottant sur l'immense campagne
Et, dans le plein ciel qui sourit.
Le blanc sommet de la montagne Devient le trône de l'esprit.