‹ Paysages et paysansChapitre 52 sur 121 · LA CENDRE · texte numérisé non relu

LA CENDRE

De la sorte — parlant par la voix du Curé - La cendre de l'àtre interpelle

La chambrière antique ;i l'air dur et madré Qui vient la prendre avec sa pelle :

« Épargne-moi donc, bonne vieille !

Ne va pas encore me noyer, Laisse-moi dans ce grand foyer Où si doucement je sommeille.

Tu ne verras pas rougeoyer Toujours la lumière vermeille.

En terre obscure, à poudroyer.

Un jour, tu seras ma pareille.

Voici que ton âge succombe ; Nous allons être sœurs ainsi :

Moi, je serai poussière ici, Et toi, poussière dans la tombe, w

La vieille qui croit plus encor

A l'existence qu'à la mort,

Lui répond, tremblante et poussive :

« Poussière et cend'? tant q'tu voudras Quand je n'blanchirai plus mes draps...

En attendant, fais ma lessive ! »

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