‹ Paysages et paysans; poésiesChapitre 117 sur 123 · LA MORT AU PIIIX TEMPS · texte numérisé non relu

LA MORT AU PIIIX TEMPS

La nature, au printemps, semble par sa féerie Glorifier tous les trépas qu'elle a conçus. Passe un enterrement? elle répand dessus Son parfum, sa musique et sa grâce fleurie.

On dirait qu'elle veut que chaque arbre sourie Aux mignonnets cercueils des tout petits Jésus, Que ces panaches, d'ombre et de vapeur tissus, Célèbrent la candeur de leur âme inflétrie.

Alors, son beau soleil qui fait pâlir les cierges, Nimbant aux chemins creux les convois blancs des vierges, Elle fond ses couleurs à celles de leur mort.

Et leurs bières, hélas! si roides et si closes,

Harmonieusement, passent dans le décor

Des cerisiers neigeux et des pommiers tout roses.

308 PAYSAGES ET PAYSAKS

Page 1