‹ Paysages et paysans; poésiesChapitre 87 sur 123 · L'OFFICIANT · texte numérisé non relu

L'OFFICIANT

Or donc, c'était pendant la messe de minuit : Tout flamboyait, l'auteJ, la nef et la tribune, Celle-ci, par tous les soulards de la commune, Devenue un enfer de désordre et de bruit.

Soudain, se retournant, d'un geste exaspéré Soulevant à demi sa chasuble de fête, Montant ses regards durs sur cette foule bête, Tonitruesquement rugit le grand curé :

(( Vous méconnaissez bien, là-bas, les bons apôtres ? Vous savez que je peux en prendre un parmi vous, M'en servir de marteau pour cogner sur les autres !

Voulez-vous que j'y aille ? Assez de turbulence l

I loin !.. . hein ! . . . Vous vous taisez, aussi lâches que fous !

— Et la messe reprit dans un profond silence.

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