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le pense Webster il est fort probable, à la lumière des faits que nous connaissons, qu'il est en cause ici aussi.
Ce n’est que vers 1896 que nous trouvons des observations certaines. Skinner, en effet, d’après Webster, a l’occasion de donner ses soins à 75 personnes pensionuaires d’un hôtel des faubourgs de Philadelphie, atteintes d’une affection urticarienne attribuée au contact des paillasses sur lesquelles elles couchaient. Ayant examiné la paille de ces paillasses, Skinner y trouve le Pediculoïdes.
En 1901, Schamberg rapporte 12 cas d’une affection analogue, jusqu'alors inconnue de lui, qu’ilavait observée dans la même ville. Depuis cette époque il ne se passe guère d'année qu’il n'en constate quelques cas entre le mois de mai et le début d'octobre. En mai 1909 et dans les mois suivants, Rawles, d’'Huntertown, dans l’Indiana, voit une soixantaine de fermiers atteints d’une maladie ressemblant à de l'urticaire, extraordinairement prurigineuse, souvent accompagnée de troubles généraux assez intenses tels que fièvre élevée, vive céphalée, vomissements et diarrhée, douleurs lombaires et articulaires, albuminurié passagère.
Tous ces hommes avaient également manipulé de la paille ou couché sur des paillasses neuves. Rawles, recherchant les causes de la maladie, trouva la paille infestée de larves d’Isosoma tritici (petites guêpes) et découvrit sur la plupart de ces larves, un petit Acarien qui n’est autre que le Pediculoides. /
A la même époque, à Philadelphie, dans l'Etat de Pensylvanie, une affection semblable, jusqu'alors limitée à quelques sujets, s'étend à un grand nombre de personnes.
habitant la ville et aux équipages de deux bateaux amarrés
sur les bords de la rivière Delaware qui traverse la cité : Schamberg et Goldberger, qui étudièrent longuement ces cas, observèrent chez la plupart des malades une éruption urticarienne ou vésico-pustuleuse, accompagnée d’un peu de fièvre parfois, le plus souvent avec bon état général, siégeant sur le trone, plus rarement sur la face et les membres. L'enquête à laquelle ils se livrèrent leur révéla que, ici encore, toutes les personnes malaëes avaient touché ou couché Sur des pa:llasses récemment reçues, L'examen attentif des poussières et des débris de paille leur montra la présence de nombreux Pediculoides.
Cette même maladie ne semble pas très rare dans les Etats de Pensylvanie, d’Ohio et d’Indiana. D’après Webster, dans nne ferme des environs de Dayton (Ohio) les ouvriers transportant de la paille furent atteints d’une érup-: tion simulant la varicelle avec des vésicules contenant un liquide se transformant en pus ; la paille du blé, récemment battue, semblait être « vivante > à cause des nombreux petits parasites qui la recouvraient., Ceux-ci s’attaquaient à quiconque pénétrait dans la grange. Tout le personnel de la ferme, pris de peur, quitta son emploi. On trouva, dans la paille, un Acarien de petites dimensions qui, toutefois, ne fut pas identifié.
En septembre 1906, six individus, déchargeant une charrette de blé, furent de même atteints. On trouva dans les gerbes de blé de nombreuses larves d’Isosoma tritici.
Dans les environs de Waterloo (Indiana) de juillet à novembre 1908, et au printemps de 1909, le contact du blé créa une éruption prurigineuse si vive qu'il fnt impossible
de s’en approcher par la suite ; les démangeaisons étaient