‹ Peines d'amour opera en quatre actesChapitre 12 sur 93 · QUINTETTE · texte numérisé non relu

QUINTETTE

CABOCHE

Oui, le traître aura beau d|re.

Chacun doit respect aux lois !

NIAISOT.

Ah! de grâce, aimable sire!

Pardonnez pour cette fois !

DON ARMADO, à part, les yeux tournés vers Jacquinette. Elle tremble! elle soupire!

Et son cœur est aux abois !

JACQUINETTE.

Cher seigneur, faites-nous grâce !

Nous avons tous deux vingt ans!

On se cherche et l’on s’embrasse!

C’est la faute du printemps.

PAPILLON

Monseigneur, faites-leur grâce !

Elle est belle, il a vingt ans!

On se cherche et l’on s’embrasse C’est la faute du printemps !

NIAISOT, s’élançant vers Jacquinetto.

Jacquinette, ô ma chérie, Loin de toi je vais mourir

CABOCHE, le retenant.

Ce soir même, je parie, La prison va te guérir.

JACQUINETTE, h don Armado.

A genoux, je vous en prie,

Ah ! laissez-vous attendrir !

PAPILLON

Faites grâce, je vous prie ;

Je sens mon cœur s'attendrir !

DON ARMADO.

Qu’on l'emmène à l'instant, j’ai peur de m’attendrir I

JACQUINETTE, NIAISOT.

C’en est fait! on nous sépare Notre amour le rend jaloux !

Ah! cruel! homme barbare!

Allez vivre chez les loups !

CABOCHE

C’est assez ! qu’on se sépare !

Une fois sous les verroux Tu pourras sur la guitare Roucouler pour les hiboux!

(Caboche entraîne Niaisot,

DON ARMADO.

11 est temps qu’on les sépare!

Tenez-le sous les verroux !

(a part.)

Il le faut, soyons barbare!

Du coquin je suis jaloux !

PAPILLON

Pauvres cœurs, on vous sépare C’en est fait, hélns !... chez nous Un décret sot et barbare Met l’amour sous les verroux !

Armado relient Jacquinette.)

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