‹ Peines d'amour opera en quatre actesChapitre 51 sur 93 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

JACQUINETTE, NIAISOT.

NIAISOT, lui arrachant la lettre des mains.

Oui-da ! sournoise, on vous y prend I

JACQUINETTE.

C’est toi, Niaisol !

NIAISOT.

Non, c’est l’autre.

JACQUINETTE.

Tu l’es donc sauvé de prison ?

(Elle le caresso.)

NIAISOT, la repoussant avec dignité.

Assez... assez de palenôtre!

Ce jeu-là n’est plus de saison!

JACQUINETTE.

Qu’as-tu?

NIAISOT.

J’ai le front qui bourgeonne.

(il se gratte la tête.) JACQUINETTE.

Laisse Faire, c’est le printemps 1

NIAISOT, tristement.

Ah! ouichel

Plaît-il?

NIAISOT, avec colère..

Je m’entends 1

Voyez la gentille personne!

C’est pour elle qu’on m’emprisonne;

Et pendant qu’on me tient captif.

Mon malheur lui sert de motif A me trahir sans nulle honte,

Pour quelque beau muguet de cour!...

Merci!... Ce n’est point là mon compte!

(il fait quelques pas pour s’éloigner.)

Je vais le trahir à mon tour!

JACQUINETTE.

Comment?

NIAISOT.

Tu le verras !

(Sc rapprochant do Jacqninette.) Écoute :

Que je rencontre seulement Une princesse sur ma roule..

Je consens d’être son amant!

JACQUINETTE.

Ah! Niaisot, je l’en supplie,

Ne fais pas cela 1

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