‹ Peines d'amour opera en quatre actesChapitre 53 sur 93 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, CABOCHE.

CABOCHE, saisissant Niaisot au collet.

Ali! le voilai... Je te rattrape,

Beau fugitif!

NIAISOT.

Je suis repris!

CABOCHE

Tu crois donc qu’ainsi l’on m’échappe, Aimable oiseau cher à Cypris,

Doux tourtereau, pigeon lidèle!...

Pour t’empêcher de nous quitter,

Il faudra donc te couper l’aile,

Ou sans pitié te garrotter!

JACQÜINETTE.

Mon cher oncle, faites -lui grâce Si vous voulez qu’on vous embrasse 1

CABOCHE, la repoussant.

Arrière!... Garde ton baiser;

Ce n’esl pas moi que l’on enjôle!

Plus lard nous aurons à causer.

(a Niaisot.)

Toi, coquin, retourne à la geôle!

NIAISOT.

Hélas!

CABOCHE, apercevant la lettre.

Quel est ce papier-là?

JACQUINETTE pleurant.

Une lettre qu’on m’a remise...

CABOCHE

Qui?

Papillon t

CABOCHE

Voyons cela !

(il arrache la lettre des mains de Niaisot.) NIAISOT et JACQUINETTE.

Nous attendons qu’on nous la lise.

CABOCHE

Hum ! hum!... Billefmystérieux!

Papier suspect !

NIAISOT.

Daignez nous dire...

CABOCHE

Je vous trouve bien curieux I C’est à mon maître de la lire.

JACQUINETTE.

Mais...

CABOCHE

Silence !

NIAISOT, h part.

D’où je conclus

Qu’il ne sait pas lire non plus!

CABOCIIE.

Plaît-il?

NIAISOT.

Je ne dis rien.

CABOCHE, le poussant par les épaules.

En roule.

Cher captif, commis à mes soins!

Mais...

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