SCÈNE PREMIÈRE
Dames et Seigneurs, puis ROSALINE, LA PRINCESSE, PAPILLON. — Musiquo defète à l'orchestre. — A l’entrée do la princesse et de Rosalino, le fond s’entr’ouvre cl laisse voir derrière une gaio un tableau allégorique représentant Hercule aui pieds d’Omphale.
LA PRINCESSE
Qu’est-ce là ?
ROSALINE
Quelque allégorie,
Dont nos amants ont, je parie,
Composé pour nous le tableau.
PAPILLON
C’est, je crois, l’histoire amoureuse D’Hercule tournant le fuseau D’Omphale. ,
LA PRINCESSE
La fable est heureuse,
El le détour ingénieux.
ROSALINE
L’Amour vaincu, faute de mieux,
S’efforce de parler aux yeux.
LA PRINCESSE
C’est fort galant; — hormis qu’Omphale Me paraît agir de léger!
Nous nous permettrons de changer Quelque détail à la morale Qui ne serait pas sans danger.
PAPILLON, bas à la princesse.
Messire Biron !...
(La princesse et Rosaline se masquent.)
ROSALINE
Je vous laisse!
Le prince doit n’être pas loin;
Il est temps que j’en prenne soin.
PEINES D’AMOUR
LA PRINCESSE, souriant.
Je le confie à Votre Aliesse;
Consolez un peu ses ennuis.
ROSALINE
Soyez sans crainte, je suis bonne.
(A Papillon.)
Allons, beau 1 page !
PAPILLON
Je vous suis.
LA PRINCESSE, faisant uno révéronco à Rosaline.
Adieu, madame.
, ROSALINE
Adieu, mignonne.
(Rosaline s’éloigno avec Papillon. — Riron entre en scène. — Les dames et les seigneurs de la cour sc dispersent dans la galerie.)