‹ Peines d'amour opera en quatre actesChapitre 8 sur 93 · ARIETTE · texte numérisé non relu

ARIETTE

Tout homme, hélas, est fait de même pâte Et le feuillage au vent, l’eau qui se hâte Sont la fidèle image de son cœur !

Serments austères,

Vœux insensés de vivre solitaires,

Vous affrontez en vain un Dieu moqueur !...

On osait rire Des peines de l’Amour ;

11 commande à son tour Et l’on soupire...

Adieu serments, sagesse et vain souci; Voilà nos gens qui vont criant merci!

Jeunes beautés pour qui leur cœur balance É Sachez du moins punir leur insolence !

Puisque l’amour est un lot hasardeux,

Ne les aimez que pour vous moquer d'eux!

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