Élève de DroUing et de Belloc. Médailles en 1865, 1867 et
Voilà qui nous reporte en plein 1830, au temps où la Venise du seizième siècle était partout à la mode, en peinture, au théâtre et dans les livres. M. Mouchot y est revenu, à cette Venise idéale et terrible. Il a repeuplé ses escaliers de marbre et le Grand-Conseil apparaît dans son tableau, descendant l'escalier des Géants, avec ses grandes robes majestueuses. Cette scène est bien composée, mais d'une couleur un peu bien assoupie. Il fallait un rayon de soleil de Véronèse pour faire éclater ces marbres, reluire ces étoffes brodées d'or, et pour caresser ces satins et ces velours. Le soleil et la lumière manquent , c'est un fait, dans la toile de M. Mouchot; la pierre du palais y ressemble un peu trop à de la brique, et pourtant ce tableau est fort remarquable, bien agencé et bien dessiné.
M. MoYNET* a visité le Caucase avec Alexandre Dumas. Ses souvenirs de la Russie d'Asie datent de cette époque peut-être. Ils sont bien dignes d'attention. Une toile excellente, c'est celle de M. Moyse, les Héré^ tiques devant rinquisition de SévUle en 1481. Gela nous reporte aux tableaux dramatiques de M. Robert Fleury, le père.
M. Emile MuNiER* et Mme Munier', exposent, l'un une Italienne , l'autre deux pastels, deux portraits.. J'ai noté ces trois œuvres et les signale avec plaisir.
M. DE Neuville. — Femmes de pêcheurs sur la plage'. — Elles sont peintes avec énergie, ces femmes d'Yport, et, assises au flanc du bateau, près des galets, des harengs à demi dévorés : l'une allaite son petit, l'autre, plus vieille, regarde. Elle ont toutes le hâle vigoureux de la vie en plein air et du vent salé. Ce sont de vraies