II.— LA VILLE DE YEOU-TCHEOU
Les Han reconstruisirent une nouvelle ville avec le même nom de Ki, puis de Yen, On donne encore maintenant dans les livres cette dernière appellation à Péking. Sous la dynastie des T'ang ( 618-907 de l'ère chrétienne), la même ville s'appela Yeontcheou, et devint la résidence d'un gouverneur général militaire. Si, d'après l'inscription de l'empereur K'ien-loung, l'ancienne cité de Ki se trouvait à cinq li au nordouest de Péking, la ville qu'on rebâtit n'occupait pas le même emplacement que la première. En effet, le Je-sia-kiou-oiien-k'ao, grande compilation où se trouve réuni tout ce qui a été écrit sur Péking et les vingt-six districts qui en dépendent, nous apprend (Chap. xxxvii, p. 18) que, d'après un monument bien authentique, la porte ouest de la ville impériale actuelle, appelée Si-ngan-men, était à cinq H au nord-est de Yeoutcheou. Une autre inscription porte que le temple Min-tchoung-sse, maintenant Fa-yuen-sse, fut bâti en 645 dans l'angle sud-est de Yeou-tcheon. Ainsi Yeon-tcheon occupait, au sud-ouest de Péking moderne, une petite partie de la ville tartare et une partie plus grande de la ville chinoise (voir le plan). En 986, elle fut prise par les Léao qui la détruisirent, et sur son emplacement bâtirent leur capitale.
INTRODUCTION