TEMPLE DE LA TERRE
4° TITAN, temple de la TERRE. — Ce temple est situé au nord de la porte
Ngan-ting-men;\\ a été rebâti la 9e année de Kia-king des Ming, car il existait déjà du
temps des Ytien. Il mesure 1476'" de tour, et son autel (Tan) a. 494 pie.ls en carré;
il est entouré d'un fossé rempli d'eau, de 8 pieds de large sur 6 de profondeur. Cet
autel regarde le nord et a 2 étages, dont le premier a 1 00 pieds de long, le second 60 ;
l'escalier qui y donne accès est composé de 8 marches en marbre blanc ; l'empereur
a dans l'enceinte un palais de 50 pieds de long, couvert de tuiles jaunes, où il se
prépare pour les cérémonies. Au commencement de l'été, le jour appelé Sia-je,
l'empereur doit s'y rendre pour le sacrifice; la tablette est en bois doré; comme dans
le Temple du Ciel, on y immole différents animaux, et les grands mandarins
assistent le Souverain, qui préside lui-même.
50 YUË-T'AN, temple de la lune. — Ce temple, en dehors de la porte / y ing-
tse-men, vers le sud, a été bâti par Kia-king des Ming, la 9e année de son règne ;
l'autel a 40 pieds carrés et n'est élevé que de 4 pieds 1/2 ; il
est dallé en briques carrées recouvertes d'un vernis blanc;
remplacement n'est pas très étendu. L'empereur y a son
pavillon et y sacrifie un bœuf blanc avec des offrandes
blanches : des jades, des perles, des pièces de soie. La
tablette de la lune est jaune, avec des caractères blancs ;
une cloche abritée par un kiosque sonne a a moment du
rite.
6° JE-T'AN, temple du soleil. — Ce temple est à 3
li de la porte T$ i-hoa-mcn ; le terrain mesure 810 pieds de
côté ; c'est aussi l'empereur Kia-king qui l'a construit, la
même année que le précédent. A l'équinoxedu printemps,
l'empereur y va adorer le soleil, ou plutôt sa tablette, qui
est dorée, avec des caractères rouges ; il immole un bœuf
rouge et fait des offrandes rouges : pièces de soie et pierres précieuses.
r POUO-YIJN-KOUAN. — Ce temple, situé à 1 li de la porte Si-picn-men, est desservi par des Tao-che qui
vénèrent Yu-Jioang, disciple de Lao tse. Il a été bâti par ^^^^^^^yg'^^^^^^ff les Yucn et portait alors le nom de T ac-ki-koung ; depuis
longtemps l'empereur n'y va plus, les princes seuls s'y tour de pa-li-tchouanc
rendent pour faire leurs offrandes. Le 19 de la Ie lune, la
fête principale y attire une foule de gens plus ou moins religieux. Sous un petit pont en marbre qui se trouve dans la pagode, est suspendue une immense sapèque en bronze ; tous les pèlerins essayent de la frapper en lançant d'autres sapèques ; cette monnaie tombe à terre et devient le profit du bonze. Celui qui atteint la grande sapèque croit sa fortune assurée !
8° T'IEN-NING-SSE. — En dehors de la porte Tchang-i-men, on aperçoit une haute tour ; c'est celle de ce temple, qui a été construit sous la dynastie des T'ang. Une pierre sonore y est conservée et vient, dit-on, des Han. Les Sont ont commencé la tour, qui a été achevée par leurs successeurs ; on lui donne 100 pieds d'élévation ; le soubassement est octogone, et chaque face mesure seulement 4 pieds. Le 8 de chaque mois on allumait 160 lampes devant l'autel de Fo, qui y est adoré. La tour a 12 étages, dont les ornements portaient jadis 3400 clochettes qui toutes ont disparu ; cependant la tour s'est conservée en assez bon état.
90 HOANG-SSE. — Ce temple est près de la porte Nang-ting-men ; il est com-
PEKING
posé en réalité en deux temples : celui de l'est, Toung-hoang-sse, et celui de l'ouest, Si-hoang-sse. Autrefois se trouvait au même endroit une. pagode appelée Poïi-king< et c'est la 8e année de son règne que Choun-tche commença le temple actuel ; la 33e année de K'ang-si,\\ fut entièrement terminé et confié aux lamas, qui y adorent la statue de Fo. On voit sur le devant deux superbes pavillons impériaux, et le bâtiment principal se nomme Ta-chen-pao-tien. ) 'oung-tcheng embellit ce temple, et la 36e année
de son règne K'ien-loung répara entièrement le Si-hoangsse, qu'il destinait à l'habitation des princes mongols venant chaque année offrir eurs salutations et leurs présents à l'empereur. Encore aujourd'hui, cette partie de la pagode n'a guère d'autre "'est au Hoang-sse quese fabriquent les divinités en bronze doré, qui sont achetées par les lamas de la Mongolie et du Thibet ; dernièrement on a fondu un énorme Bouddha mesurant plusde7mètres; cettestatueaété chargée par pièces sur des chameaux qui l'ont transportéedans un temple construit surla route de Péking à Lhassa; un prince mongol en a fait la dépense, qui montait, diton, à un demimillion. Onmartèle aussi au Hoang-sse presque tous les ouvrages en cuivre rouge destinés ensuite a être cloisonnés et décorés par les émailleurs de la capitale.
10" PI-YUN-SSE. - - Voici un des plus beaux temples des environs de Péking, et qui mérite d'être visité ; il se trouve dans l'ouest, à près de 12 kilomètres de la porte P ' ing-tse-men. Un grand ministre du temps des Yuen, nommé Ngolomi, avait orné d'une belle pagode cette montagne de Pi-yun-sse. Sous l'empereur Tcheng-teu des Ming, un eunuque fort riche construisit pour le culte de Fo le temple actuel, qui fut terminé sous Ouanli et décoré sous la dynastie suivante par K'ien-loung. La