‹ Pêle-mêleChapitre 22 sur 54 · IMPROMPTU · texte numérisé non relu

IMPROMPTU

Des vastes forêts la splendeur m’enchante J’aime à contempler les sommets altiers. Rien ne vaut pourtant la grâce touchante

De la fleur qui luit au bord des sentiers.

O caps entassés dont l’orgueil se mire Dans les flots profonds du noir Saguenay ! Falaises à pic que la foule admire !

Rocher que la foudre a découronné !

Promontoires nus dont la cime touche Aux derniers confins de l’immensité,

Mon front qu’a couvert votre ombre farouche S’incline devant votre majesté.

Mais, ô pics géants que le ciel décore,

Monts qui défiez le regard humain,

A tout votre éclat je préfère encore La douce amitié qui me tend la main !

Chicontimi, 1er juillet 1876.

-cHït>o—

Page 1