‹ Pêle-mêleChapitre 30 sur 54 · A FLORENCE · texte numérisé non relu

A FLORENCE

Heureux le cœur de l’homme à qui Dieu n’a pas demandé de larmes pour le tombeau d’une mère.

Chs Sainte-Foi.

Dis, Florence, pourquoi cette pâleur étrange ? Pourquoi ton doux regard semble-t-il s’attrister ? La beauté sur ta joue a posé sa main d’ange ;

Tu ne devrais savoir que sourire et chanter.

L’existence, il est vrai, perd bien vite ses charmes :

J’ai vu de jeunes fronts blanchis avant le temps ;

Mais l’œil des chérubins ne verse pas de larmes,

Et la bise d’automne est muette au printemps.

Laisse à ton père, à moi, soucis et peine amère,

Fardeau qui bien souvent fait plier nos genoux. . .

Mais, entre deux sanglots, ta lèvre a dit : “ Ma mère ! ”

Ah ! Florence, c’est vrai ; viens pleurer avec nous !

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