A M. THÉODORE VIBERT
AUTEUR DES “ GIROÎTDINS
Poëte, dont la muse oubliant la distance Franchit les vastes mers pour me serrer la main , Je te bénis , ê toi qui parles d’ espérance Quand la morne douleur assombrit mon chemin !
Ami , je t'ai compris : aux longs jours de souffrait. Comme aux heures de j'oie, il faut un lendemain ; Et ce mot seul, venu des rives de la France,
Me fait déjà trouver le sort moins inhumain.
A tout enfantement préside le malaise ;
Et, sur P humanité la main de fer qui pèse,
Me fait mieux espérer et croire en V avenir.
Trop faible pour lutter, je me fais sentinelle ;
Et tous les jours mon œil, du haut de la tourelle. Demande à V horizon s'il ne voit rien venir.