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que du moins son cœur sait sentir.
Après avoir appliqué ses lèvres sur le sol qui a bu le sang de Jésus, le pèlerin se relève plus fort, plus courageux pour marcher à sa ruite ; il se sent plein d’ardeur pour combattre le bon combat, et reconnait que sa foi a été ravivée et sa vertu réconfortée.
Jusqu'à ces dernières années, il n’y avait que les favoris de la fortune qui pussent jouir d’un tel bonheur ; mais grâce aux facilités de communi-
cation de notre temps, le pèlerinage
des Lieux-Saïnts est pour ainsi dire aujourd'hui à la portée de toutes les bourses que ne clot pas le stricte nécessaire.
Ayant eu le bonheur de faire ce pèlerinage en 1881, j'ai reconnu que les dépenses n'étaient pas aussi élevées qu'on se lé représentait, et qu’il serait possible de les réduire encore considérabl:ment. Dès mon retour, quelques amis à qui j'avais fait part de mes réflexions, me pressèrent d'organiser de suite un tel pèlerinage. J'ai cru ne pas devuir ie faire
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avant de m'asurer si mon plan pouvait s’exécuter aussi facilement que je le pensais. Aujourd'hui, après de nombreuses correspondances en divers lieux, tant pour la réduction des prix que pour la sécurité et la bonne direction du voyage, je crois pouvoir
sans crainte soumettre le projet au
public pour lacceptation de tous ceux qui se sentiraient [le désir de le faire, sans trop se gêner ou nuire à leurs propres affaires.
v BUT DU PÈLERINAGE
Le voyage en Terre-Sainte sera un pèlerinage dans la force du terme.
On verra en conséquence le prêtre partout en tête de la marche. Ceuxlà seuls sont invités à le faire qui veulent aller prier sur le tombeau du Sauveur, et' continuer les actes de foi et de piété des nombreuses générations qui se sont suceédé dès les premiers siècles du christianisme, de tous les pays soumis à la loi de
l'Evangile.
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Sans doute, il n’est pas défendu dans un pèlerinage de piété de jouir des beautés de la nature qui s'offrent à nos regards, d'étudier même ces vieilles civilisations de l'Orient au milieu desquelles on se trouve ; mais que les touristes qui ne voyagent que pour satisfaire leur curio-
sité et trouver des amusements, ail-
lent se chercher ailleurs des compagnons de route; pour nous, nous voulons que la piété soit avant tout le motif déterminant et le but de notre voyage. |
L’itinéraire sera tracé de manière à ce qu'on puisse visiter Paris, Lourdes, Lorette, Assise, Rome, Naples, Alexandrie, Le Caire, Jaffa, Jérusalem, ‘St-Jean-in-Montana, Bethléem, le Jourdain et la Mer Morte, et pour ceux qui voudraient le faire, la Galilée,la Syrie, le Liban, Smyrne, Constantinrple, Athènes, etc.
Les billets de retour seront valables pour six mois, chacun étant libre de revenir quand bon lui semblera, dans cet espace de temps, et de s’attarder là où :1 le voudra.
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cr MT ms ADMISSION AU PÈLERINAGE
Pour être admis à faire partie du pèlerinage, les ecclésiastiques devront présenter une autorisation de leur ordinaire, et les laïcs un certificat de leurs curés constatant qu’ils s’acquittent de leurs devoirs religieux. Tous devront donner la date de leur naïssance et les laïcs indiquer de plus leur état ou profession.
Ces données sont nécessaires pour l'organisation convenable des caravanes. Les dames devront aussi faire connaître si elles seront avec leurs maris ou sous la garde de protecteurs.
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HRèglement du pèlerinage en Terre-Sainte
Le pèlerinage se fera au printemps de 1884, le départ devant avoir lieu en février ou mars, suivant qu'il sera réglé plus tard.
Tous ceux qui voudront faire partie du pèlerinage devront préalablement s'engager à se soumettre aux statuts cl-dessous, en y apposant leur signature ; et nul ne sera sensé admis à pouvoir jouir des avantages des pèlerins tant qu'il n'aura déposé entre les mains de qui de droit la somme requise pour les passages du voyage.