ACTE QUATRIÈME 6l
méchante pierre, et je ne puis pas y atteindre... Mon petit bras n'est pas assez long — et cette pierre ne veut pas être soulevée... On dirait qu'elle a des racines dans la terre...
On entend au loin les bêlements d'un troupeau.
Oh! oh! J'entends pleurer les moutons. — Tiens ! Il n'y a plus de soleil ! — Ils arrivent les petits moutons ; ils arrivent... Il y en a !... Il y en a !... Ils ont eu peur du noir... Ils se serrent. Ils se serrent! Ils pleurent... et ils vont vite!... Il y en a qui voudraient prendre à droite... Ils voudraient tous aller à droite. Ils ne peuvent pas!... Le berger leur jette de la terre!... Ah! ah!... Ils vont passer par ici... Je vais les voir de près. — Comme il y en a!... — Maintenant, ils se taisent tous. Berger ? Pourquoi ne parlent-ils plus ?
le berger, qu'on ne voit pas. Parce que ce n'est pas le chemin de l'étable ! —
YNIOLD.
Où vont-ils? Berger? Berger? Où vont-ils?... Il ne m'entend plus. Ils sont déjà trop loin... Ils ne font plus de bruit. — Ce n'est pas le chemin de l'étable... Où vont-ils dormir cette nuit?... Oh! oh! il fait trop noir... levais dire quelque chose à quelqu'un !
Il sort.