M. LAUNAY, MAXIME, PUFSTER, LOUISE, MANETTE
MANETTE j apparaissant à la porte du milieu qu’elle ouvre toute grande.
Iis sont tous les quatre ivres morts ,
V os soldats ! — Vous vouliez qu’on leur donnât à boire ,
Je l’ai tait et bien fait ! et vous pouvez m’en croire !
Regardez !
LOUISE J apercevant son père.
Mon père ; ah !
M. LAUNAY Louise , mon enfant !
Pendant qu’ils se tiennent embrassés , on entend le bruit d’une fusillade rapprochée.)
LOUISE J s’arrachant des bras de son père.
Grand Dieu !
PUrSTER Je suis sauvé !
MAXIME
• ’ Soyez moins triomphant I ’
Vous êtes bien perdu , malheureux , au contraire.
LOUISE
Vous ne le tuerez pas , je pense !
MAXIME
Une vipère
S'écrase ! je la tiens sous mon talon , tant pis ! >
— Et puis, il vous pariait, cet homme, avec mépris.
PUFSTER
Vous m’assassineriez, monsieur 1
MAXBIE
Quoi qu’il m’en coûte ,
Je vous le jure ici devant Dieu qui m’écoute ,
Je vous tue , au premier des vôtres qui paraît î (A M. Launay.)
Mais vous , monsieur, fuyez ! fuyez ! — par la forêt
Il est possible encor peut-être qu’on évite
Les Prussiens , oh ! fuyez ! Louise , vite ! vite !
Jamais !
PUFSTER , ricanant.
11 est trop tard !
MAXIME Qui vivet