TIPPERARY
6 février igiô.
Au grand Londres vint un jour un Irlandais; Les rues étaient pavées d'or, tout le monde
était gai ; Les refrains de Piccadilly, du Strand et de
Leicester square Excitaient Paddy, qui se mit à chanter : Il y a loin à Tipperary, Il y a loin pour y aller; Il y a loin à Tipperary, Il y a loin chez ma bien-aimée !
Bonsoir, Piccadilly, Adieu. Leicester square !
I d4 pendant l orage
Il y a loin à Tipperary, Mais c'est là qu'est mon cœur.
Paddy écrivit à son amie Molly l'Irlandaise : « Si vous ne recevez pas cette lettre, faites -
le°moi savoir, Et si je fais des fautes, chère Molly, disait-
il, C'est que ma plume est mauvaise, ne m'en
veuillez pas «
Il y a loin à Tipperary^ etc..
Molly répondit joliment à Paddy l'Irlandais: « Mike Malonez voudrait bien m'épouser, Laisse le Strand et Piccadilly ou bien je
t'en voudrai, Car l'amour me rend idiote et j'espère qu'il
lifPBlVARY l55
en est de même pour toi. »
Il y a loin à Tipperary, etc..
Et voilà la fameuse chanson de marche anglaise. C'est un refrain populaire et une amicale satire de la naïveté irlandaise.
l56 PENDANT l'orage